Fanny Baspeyrat, une voix poétique à Clermont-Ferrand
Poétesse et animatrice d’ateliers, elle fait de l’écriture un espace de création, de rencontre et de soin.
Un pied dans la poésie, l’autre dans la scène
Clermontoise d’adoption, Fanny Baspeyrat a d’abord emprunté les chemins du théâtre avant de dévoiler sa voix d’autrice. "J’écrivais pour mes proches ou la scène, mais c’est en 2018-2019 que j’ai commencé à rendre mes textes publics", confie-t-elle. Depuis, sa poésie n’a cessé de prendre corps, en recueils et en voix : elle en compte quatre (dont le dernier, "Fille du vent, mer agitée", sorti en 2024) et multiplie les lectures à voix haute. Sa poésie, souvent fragmentée, s’inspire de souvenirs, d’images furtives, portée par une voix qui oscille entre intimité et oralité. "Je m’adresse toujours à un public, même dans mes livres. Il y a ce côté théâtralisé, souvent proche du monologue."
Un lieu de partage et d’expérimentation
Depuis trois ans, elle anime des ateliers d’écriture place du Terrail, devenus un rendez-vous pour les aspirants auteurs de tous âges (à partir de 16 ans) et tous niveaux. Les mardis et vendredis, elle y propose des jeux d’écriture, un travail à partir d’un support artistique comme l’aquarelle ou la musique. L'approche est évolutive. "Ce que j’aime ici, c’est le croisement : peinture, dessin, musique." Pour ceux qui s’engagent dans un cycle complet, l’atelier culmine en lectures publiques, renforçant le lien entre écriture et scène. Cette année, elle initie un atelier spécifique pour les femmes en rémission d’un cancer, preuve de son engagement social par l’écriture.
Un futur en gestation
Si la poésie lui permet une grande liberté d’écriture ("je peux écrire n’importe où"), son projet de roman en cours implique un tout autre rythme. "Pour ce roman, j’ai besoin de temps long, de silence, d’être dans ma bulle." Centré sur les addictions et les maladies mentales, le récit s’articule autour de deux personnages et d’une narration alternée. En parallèle, elle prépare un cinquième recueil prévu pour fin 2026 ou début 2027, toujours accompagné d’un travail visuel. Persévérante et passionnée, elle espère, plus que tout, trouver une maison d’édition qui portera ces mots qu’elle veut pleinement partager avec le monde.
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