Jeudi 13 novembre
QoLibri de la Fondation ANALGESIA veut révolutionner la prise en charge de la douleur chronique
Rédigé par Clémentine Lefaure
Grâce à leur Observatoire de la douleur, les chercheurs ont pu mener une étude inédite sur presque 12 000 Français (Crédit : Adobe Stock).
ANALGESIA développe une application innovante destinée à améliorer la qualité de vie des personnes souffrant de douleurs chroniques.
Ce qu'il faut savoir
- Cette fondation unique en France est installée à la faculté de médecine de Clermont-Ferrand et s’ancre dans un écosystème local solide : CHU, Région Auvergne Rhône-Alpes, UCA, SGIMA (en savoir plus).
- Elle s’appuie sur 30 ans de recherche sur la douleur et a su réunir soignants, chercheurs et patients autour d’un objectif commun : mieux comprendre et soigner la douleur chronique.
- "On voulait mettre les patients au cœur des projets", insiste Marine Magenties, responsable communication. La fondation collabore depuis ses débuts avec des associations locales et nationales de patients.
Mieux vivre avec la douleur
- Après le lancement du projet eDOL en 2018, ANALGESIA poursuit sa stratégie numérique avec QoLibri, une application mobile en phase d’étude clinique. "À terme, on souhaite la déposer auprès des autorités de santé pour qu'elle soit remboursée", explique-t-elle.
- Dédiée aux douleurs chroniques (fibromyalgie, migraine, endométriose…), QoLibri propose un parcours personnalisé avec des modules d’autohypnose, de relaxation, de reprise du mouvement et un suivi psychologique.
- "On a voulu répondre aux besoins des médecins généralistes, en leur donnant une solution concrète à proposer à leurs patients", explique Marine Magenties.
Son ambition
- Grâce à son Observatoire de la douleur, la fondation a mené une enquête inédite auprès de 11 940 personnes souffrant de douleur chronique. Les chiffres révèlent une hausse : 23 millions de Français concernés contre 10 millions en 2008 (plus d'infos).
- Plus de 42 % des adultes sont touchés, avec des répercussions majeures : fatigue, isolement, anxiété. "Nous avons réalisé cette étude parce que nous souhaitons apporter des solutions et améliorer la qualité de vie des patients", souligne-t-elle.
- Leur objectif ? "Remettre la douleur sur le devant de la scène" et obtenir sa reconnaissance comme grande cause nationale, au même titre que la santé mentale.
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