Jeudi 22 janvier
La bonne idée : des colocations intergénérationnelles à Grenoble
Rédigé par Clara Giudicianni
La loi ELAN encadre désormais ces cohabitations (Crédit : Adobe Stock).
L'association iséroise DiGi développe depuis quelques années une solution solidaire et encadrée face à la crise du logement.
De quoi s'agit-il ?
- Dans notre agglomération, où le manque de logements étudiants devient parfois critique, la cohabitation intergénérationnelle offre une alternative économique et humaine.
- Le principe : des seniors proposent une chambre inoccupée à de jeunes adultes (moins de 30 ans), en échange d'une présence rassurante et conviviale plutôt que d’un loyer élevé.
- C’est une relation "gagnant-gagnant" : les jeunes accèdent à un logement stable contre une modeste contribution (à partir de 60 € par mois), tandis que les seniors rompent leur isolement et bénéficient d’un petit soutien au quotidien.
- Les liens qui se tissent dépassent souvent le cadre du contrat. Certains anciens binômes continuent même de se voir des années après leur cohabitation.
Comment ça fonctionne ?
- L’association DiGi, implantée en Isère depuis 20 ans, encadre tout le processus : sélection des profils, accords de cohabitation, suivi régulier et médiation si besoin.
- Plusieurs formules existent selon la nature de la cohabitation souhaitée : “solidaire”, “conviviale” ou “découverte” selon les besoins en présence ou la durée de l’hébergement.
- Le jeune doit pouvoir accéder aux pièces communes, disposer d’une chambre meublée, et s’engager (selon la formule choisie) à assurer quelques heures de présence ou de services hebdomadaires (courses, petites aides, balades).
- DiGi facture des frais d’adhésion annuels (70 €/an) et un accompagnement mensuel (15 €/mois), pouvant être pris en charge partiellement par la CAF ou la CARSAT.
Le cadre légal
- Depuis 2018, la loi ELAN (Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique) a inscrit dans le code de la construction un cadre clair pour ces cohabitations.
- Le contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire permet à une personne de 60 ans ou plus d’héberger un jeune adulte sans que cela soit reconnu comme un bail classique.
- La contribution du jeune est modeste et peut être complétée, sans but lucratif, par de "menus services" (non professionnels). Aucune relation de subordination n’est permise, protégeant l'indépendance des deux parties.
- Ce mode de logement permet de ne pas remettre en cause l’allocation logement des seniors et peut même être exonéré d’impôt sous conditions.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Grenoble