Mardi 1 juillet
Cartographier la mémoire de la rue Très-Cloîtres à Grenoble 🗺️
Rédigé par Clara Giudicianni
Cette réalisation a pour but d'ouvrir le débat et de recueillir des contributions citoyennes (Crédit : Adobe Stock).
Aujourd'hui et demain, les habitants du quartier de l'Alma sont invités à contribuer à une carte collective et participative pas comme les autres.
Ce qui est prévu
- Dès 17h, rendez-vous devant le Cabinet de Curiosités (26 rue Très-Cloîtres), pour participer au projet "Du 1 au 54" mené par Alice Raconte, illustratrice, et Lucie Boeglin, géographe.
- Le but de cet atelier participatif est de construire une carte de la rue à travers les récits et les souvenirs de ses habitants.
- Après une première phase de collecte de paroles, les participants sont désormais invités à passer à la création artistique de la carte : collages, dessins, anecdotes manuscrites, tous les formats sont bienvenus. Chacun est libre de prendre part au projet, même sans avoir participé aux précédentes rencontres.
- L’atelier n'est pas figé : « C’est une sorte d’exploration. L’idée, c’est de recueillir leur regard un peu sensible sur la rue Très-Cloîtres », explique Alice Raconte.
Pour bien comprendre
- Cette carte, qui sera exposée à l’automne, est pensée comme un support de mémoire vivante du quartier, loin des cartes classiques.
- Lors des premiers ateliers, les habitants ont pu pointer des lieux marquants ("Là, il y avait un coiffeur", "Là, une boucherie"). Il est désormais temps de créer : « On souhaite aussi changer le format de la carte qu’on a habituellement, et passer sur quelque chose de très subjectif », ajoute Lucie Boeglin, géographe.
- Un second atelier artistique est prévu demain, de 17h à 19h, dans la cour de l’Alma, à l'invitation de la Maison des Habitants Centre-Ville.
Ce qui a été découvert
- Dans le cadre du projet, plusieurs histoires ont déjà émergé, révélant les transformations de la rue Très-Cloîtres à travers les générations.
- Un commerçant a expliqué avoir découvert dans sa cave des journaux datant de la Seconde Guerre mondiale. Une archive précieuse restée cachée jusqu’à aujourd’hui.
- Une autre anecdote revient souvent : celle du coiffeur du quartier. Une ancienne enseigne, récemment remise, a ravivé les souvenirs des habitants qui y allaient enfants.
- Une porte peinte sur un mur porte le numéro 2 : signe discret d’un attachement familial. « C’est une habitante qui nous a expliqué que son mari et sa fille avaient peint la porte… parce que c’est celle de leur immeuble, situé dans une rue adjacente », explique Alice Raconte.
Abonnez-vous gratuitement
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Grenoble