Vendredi 7 novembre
Agglomération grenobloise : Jean-Pierre Angeï expose au Vog
Rédigé par Clara Giudicianni
L'artiste a exposé dans des festivals prestigieux comme les Rencontres d’Arles (Crédit : Jean-Pierre Angeï).
Le centre d’art situé à Fontaine accueille aujourd'hui le vernissage de l’exposition du photographe grenoblois autour d’une installation inédite.
Au programme
- Dès 18h, rendez-vous au 10, avenue Aristide Briand, pour l'inauguration d'À la surface des choses, un temps suspendu…, regroupant un travail photographique rare : 1 300 dorsales de polaroïds extraites des archives de l’artiste, jamais montrées au public jusqu’ici.
- L’installation s’inscrit dans le cadre des Journées de la photo 2025 de la Maison de l’image et offre une nouvelle lecture d’un support oublié, entre mémoire et disparition.
- Dès ce premier soir, les visiteurs pourront découvrir une succession de petites pièces murales sélectionnées par Jean-Pierre Angeï.
Autour de l’exposition
- Les dorsales de polaroids (ces papiers rejetés par l’appareil une fois l’image captée) ont été conservées depuis le début des années 2000, alors que Jean-Pierre Angeï travaillait pour la publicité.
- Aujourd’hui, l’artiste les réinterprète comme des fragments d’images effacées, devenues matière plastique et sensorielle. Résultat : une installation de traces fantomatiques qui invite le public à recomposer ses propres souvenirs.
- Pour enrichir la visite, le Vog propose des rencontres et ateliers en compagnie de l’artiste (22 novembre), une conférence sur la matière photographique (29 novembre) et plusieurs ateliers créatifs (13 décembre, 6 et 10 janvier). Pour participer, il est recommandé de s'inscrire auprès du centre d'art (06 73 21 46 67).
Bio express
- Né en 1968, Jean-Pierre Angeï vit à Grenoble et y déploie une œuvre photographique profondément humaine, sensible aux marques du temps sur les corps, les lieux et les paysages.
- Inspiré autant par le documentaire que par l’abstraction poétique, il a exposé dans des lieux prestigieux comme les Rencontres d’Arles ou le BAL à Paris, et reçu plusieurs reconnaissances (finaliste Quinzaine Photographie Nantaise 2021/2022).
- À travers cette série atypique de polaroids détournés, il poursuit son exploration de la mémoire visuelle, entre empreinte éphémère et persistance du regard, dans une démarche à la fois intime et collective.
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