Jeudi 8 janvier
La Cinémathèque de Grenoble explore la folie à l'écran
Rédigé par Clara Giudicianni
Plusieurs dizaines de projections sont organisées (Crédit : Adobe Stock).
Dès aujourd'hui, l'institution culturelle grenobloise lance la deuxième partie de son vaste cycle thématique avec une projection inaugurale consacrée à l’amour fou.
Au programme
- La soirée d’ouverture débute à 19h à la salle Juliet Berto (passage du Palais de Justice) avec la projection du film culte de Baz Luhrmann, Romeo + Juliet (1996), relecture pop et électrique de la tragédie shakespearienne (de 4 € à 7 € - Billetterie).
- Cette séance marque le coup d’envoi d’un cycle qui se déploiera jusqu’au 11 mai 2026, avec une programmation mêlant longs et courts-métrages, fictions et documentaires.
- Cette première soirée oriente la réflexion autour de la notion d’amour fou, thème qui sera repris tout au long de la saison, de Je, tu, il, elle de Chantal Akerman à La loi du désir de Pedro Almodóvar.
La toile de fond
- Le cycle “Folie ! (partie 2)” s’inscrit dans la continuité de la programmation amorcée en septembre dernier. Il propose un regard cinématographique sur la folie sous toutes ses formes : amoureuse, meurtrière, sociale ou institutionnelle.
- À travers une centaine de projets, la Cinémathèque de Grenoble questionne les stéréotypes autour de la folie, ses représentations réductrices ou romantiques, mais aussi son traitement dans nos sociétés.
- Pour Anaïs Truant, directrice de la Cinémathèque, “croire que le cinéma ne nous regarde pas serait la véritable folie.” L’enjeu : faire du cinéma un espace de réflexion sur les normes, les marges, et nos façons de voir les autres, et nous-mêmes.
Les temps forts à venir
- Janvier sera marqué par le mini-cycle “Figures du basculement” qui réunit des portraits de tueurs et sociopathes, de Seven de David Fincher à Cure de Kiyoshi Kurosawa, en passant par Funny Games de Michael Haneke dans une projection expérimentale le 23 janvier.
- En mars, projection très attendue de la version restaurée 4K de Vol au-dessus d’un nid de coucou de Miloš Forman (19 mars), précédée du documentaire La moindre des choses (16 mars) qui questionne les pratiques psychiatriques.
- Le cycle se clôturera par un hommage à Marilyn Monroe (Les Désaxés, 11 mai) et Maria Schneider (Au pays des Juliets, 4 mai), figures brisées à la croisée de la fragilité psychique et de la violence de l’industrie.
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