Jeudi 9 octobre
Le chiffre : Les nouvelles voitures-radars iséroises tolèrent jusqu’à 10 % d’écart sur la vitesse mesurée
Rédigé par Clara Giudicianni
Les contrôles dciblentes routes départementales, mais aussi des axes majeurs en ville (Crédit : Adobe Stock).
Depuis quelques jours, des véhicules banalisés équipés de radars de vitesse circulent dans l'agglomération grenobloise pour renforcer la sécurité routière. Voici leurs caractéristiques.
De quoi parle-t-on ?
- Ce système dit à "conduite externalisée" existe depuis 2018 au niveau national. Il est actif depuis lundi en Isère.
- Concrètement, il s'agit de voitures conduites par des forces de l’ordre en uniforme ou des salariés d'entreprises privées, sélectionnés dans le cadre de marchés publics.
- Objectif : faire respecter plus efficacement les limitations de vitesse dans les zones les plus accidentogènes du département. En Isère, 11 décès sur les routes ont été recensés depuis le 1ᵉʳ août, selon la Préfecture de l'Isère.
Comment ça fonctionne ?
- Ces voitures contrôlent les véhicules en mouvement : ceux qu’elles croisent (hors voies séparées par un terre-plein central) ou ceux qui les doublent, jusqu'à trois voies de distance.
- Elles peuvent aussi fonctionner à l’arrêt, mais uniquement quand elles sont utilisées par des officiers de police judiciaire. Les voitures conduites par des salariés privés restent mobiles.
- "Cette externalisation va libérer du temps pour les policiers et les gendarmes qui pourront ainsi se consacrer à d’autres missions, au premier rang desquelles la sécurité routière", indique la Préfecture de l'Isère.
- Les radars embarqués utilisent un flash infrarouge invisible, sans signalisation. La marge technique est de 10 km/h sous les 100 km/h, et 10 % au-delà, soit le double des radars fixes classiques.
Où circulent ces véhicules ?
- À Grenoble, les voitures-radars se déplacent sur des axes majeurs, comme le boulevard Joseph Vallier, le cours Jean Jaurès ou encore la route de Lyon.
- En dehors de la métropole, les contrôles ciblent des routes départementales accidentogènes comme la RD1075 au sud ou la RD 1006 en Nord-Isère.
- Les autoroutes ne sont pas concernées. "Les parcours réalisés et les plages horaires de contrôle sont fixés par les services de l'État, en fonction des critères d'accidentalité locale", précise la préfecture.
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