Mercredi 5 novembre
Le saviez-vous ? La passerelle Saint-Laurent a longtemps été le seul pont de Grenoble
Rédigé par Clara Giudicianni
La dernière rénovation de l'axe a eu lieu entre 2017 et 2018 (Crédit : Adobe Stock).
Retour sur l’histoire fascinante de la première passerelle de la ville, reconstruite à de multiples reprises.
On rembobine
- Jusqu’au XVIIe siècle, cette infrastructure — ou plutôt le pont de bois qui l’avait précédée — était le seul point de franchissement de l’Isère à Grenoble.
- Ce pont, dont les premières traces remontent vraisemblablement à l’époque romaine, jouait un rôle stratégique : il reliait Cularo à la rive droite, permettant de rejoindre l’axe de circulation entre Chambéry et la vallée du Rhône.
- L’ouvrage médiéval était robuste, mais pas à l’épreuve des crues. À plusieurs reprises (notamment en 1219, 1579 et 1651), des inondations majeures l’ont emporté. Jusqu’à sa rupture en 1651, il abritait une chapelle dédiée à Notre-Dame, ainsi qu’un jacquemart installé au sommet d’une tour-horloge.
L'évolution
- Après le désastre de 1651, la ville se tourne vers des ponts plus légers : des versions en bois, parfois couvertes, sont montées, détruites puis rebâties jusqu’au début du XIXe siècle.
- En 1837, un changement majeur intervient : sous l’impulsion de Louis Crozet, ingénieur et futur maire de Grenoble, un pont suspendu est construit selon une technologie moderne pour l’époque (structure fil de fer, tablier bois).
- L’infrastructure subit une première modernisation en 1909 : ses piles sont renforcées, le tablier passe en métal, et le pont résiste dès lors aux crues récurrentes de l’Isère.
Et aujourd’hui ?
- Désormais devenue exclusivement piétonne, la passerelle relie la place de la Cymaise au quartier Saint-Laurent, et reste un passage emblématique du centre-ville.
- Entre 2017 et fin 2018, elle a connu une importante rénovation : démontage complet du tablier, désamiantage, consolidations structurelles. Le chantier, plus complexe que prévu, a repoussé sa réouverture à décembre 2018.
- Redonnée aux piétons et aux touristes, elle est bien plus qu’un simple passage : un trait d’union historique entre les deux rives et une mémoire vivante de l’histoire urbaine de Grenoble.
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