Vendredi 7 novembre
À Grenoble, un conseil métropolitain sous le signe de la transition écologique
Rédigé par Clara Giudicianni
Les débats sont ouverts au public, mais les places sont limitées dans la salle (Crédit : Adobe Stock).
Aujourd'hui, les élus de la Métropole se sont réunis à partir de 10h pour une séance riche en débats.
Pour commencer
- Le conseil s’ouvre dans l’hémicycle Claude Lorius au 1, place André Malraux à Grenoble, avec plusieurs dossiers structurants à l’ordre du jour.
- En ouverture, les membres sortants du Conseil de développement (C2D) présentent le bilan de leur mandat de trois ans.
- Composé de 66 citoyens engagés, ce laboratoire de prospective a exploré des pistes d’avenir sur des thématiques comme la transition écologique, les mobilités ou l’habitat.
- Le renouvellement de ce conseil participatif, repositionné pour renforcer la démocratie locale, confirme la volonté métropolitaine d’associer la société civile à ses choix structurants.
- Le nouveau collège de membres est constitué pour un mandat de 3 ans.
Ce qui va être débattu
- Parmi les mesures phares à voter : la prolongation de la Prime Air Bois jusqu’en 2028, avec le soutien de l’Ademe, afin d’accélérer le renouvellement des 15 000 appareils de chauffage au bois non performants encore en service.
- Cette aide peut aller jusqu’à 2 000 €, cumulable avec d'autres dispositifs municipaux ou nationaux. Elle vise à réduire la pollution de l’air : le chauffage au bois représente 70 % des émissions de particules fines en hiver dans l’agglomération.
- Ce prolongement s'inscrit dans le cadre du Plan de protection de l’atmosphère : les cheminées à foyer ouvert sont interdites depuis octobre 2024, et celles à foyer fermé non performantes le seront à partir de janvier 2026.
Cap sur l'avenir
- La Métropole devrait apporter son soutien au projet de réindustrialisation de la plateforme chimique de Pont-de-Claix, porté par la société Exalia.
- Ce projet, représentant 60 millions d’euros d'investissements, ambitionne de relocaliser l'activité, après l'échec du projet coopératif consécutif au rachat de Vencorex par BorsodChem.
- À la clé : jusqu’à 1 000 emplois à terme, dont une centaine dès la mise en route prévue pour septembre 2027. L’initiative s’appuie notamment sur des atouts locaux (hydroélectricité, mine de sel à proximité) pour produire en circuit court.
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