Mercredi 8 avril
Comment les Grands Boulevards ont-ils changé de visage au fil des années ?
Rédigé par Clara Giudicianni
La transformation de ces axes s'est accélérée dans les années 2000 avec la création de la ligne C du tramway et la démolition de l’autopont (Crédit : Adobe Stock).
Les Grands boulevards de Grenoble racontent l’évolution urbaine de la ville. De simples tracés sur d’anciennes fortifications à axe structurant, leur transformation reflète les choix politiques et les mutations des modes de vie.
On rembobine
- Au début du XXe siècle, l’emplacement des boulevards correspond encore aux fortifications construites entre 1873 et 1879, marquant une frontière physique autour de la ville.
- Dès 1920, la municipalité lance leur déclassement pour créer de larges voies, concrétisé dans les années 1930 avec la démolition progressive des remparts.
- L’architecte Léon Jaussely imagine un boulevard-promenade végétalisé avec hôtels particuliers et jardins, mais ce projet initial ne sera jamais pleinement réalisé.
La suite
- Les règles d’urbanisme évoluent dès 1930, favorisant la construction d’immeubles contigus atteignant 25 mètres de haut, remplaçant l’idée de villas espacées.
- Grâce au béton armé, de nouveaux styles apparaissent : immeubles de 10 à 12 étages, toits-terrasses et formes modernes, majoritairement construits entre 1950 et 1961.
- Après la Seconde Guerre mondiale, l’axe devient une voie majeure de circulation, accueillant jusqu’à 60 000 véhicules par jour au début des années 2000.
Et maintenant ?
- Dans les années 2000, la transformation s’accélère avec la création de la ligne C du tramway et la démolition de l’autopont en 2004, marquant un tournant vers un espace plus apaisé.
- La circulation est réduite, les aménagements paysagers se développent et près de 802 arbres sont plantés, redonnant une place aux mobilités douces.
- Aujourd’hui, les boulevards, reliant le parc Paul-Mistral au Drac (boulevards Maréchal Joffre, Maréchal Foch et Joseph Vallier), accueillent aussi des fresques issues du Street Art Fest Grenoble, visibles notamment sur les pignons d’immeubles comme la résidence Galliéni, participant à l’identité culturelle du secteur.
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