Lundi 20 avril
Le chiffre : 72 moutons pour entretenir le campus grenoblois
Rédigé par Clara Giudicianni
Certaines brebis sont déjà devenues des figures connues du campus (Crédit : Adobe Stock).
La présence de moutons sur le domaine de l’Université Grenoble Alpes (UGA) illustre une autre manière d’entretenir les espaces verts. Sur 8 hectares, ce pastoralisme en milieu urbain associe gestion écologique, activité agricole et biodiversité.
De quoi parle-t-on ?
- Depuis février, 72 moutons pâturent sur plusieurs secteurs du campus, notamment autour du DLST, de PhITEM et de l’IMAG (domaine universitaire de Saint-Martin-d’Hères), pour entretenir des zones parfois difficiles d’accès pour les machines.
- L’UGA présente cette démarche comme un outil de gestion écologique limitant le fauchage mécanique, réduisant l’usage d’outils au bilan environnemental négatif et favorisant la biodiversité sur le domaine.
- Le troupeau, conduit par Tomas Bustarret, berger et éleveur, fonctionne aussi comme activité agricole productive, avec un objectif à terme de montée progressive du cheptel jusqu’à 300 bêtes, selon la convention expérimentale mise en place.
En pratique
- Le troupeau, composé de 4 races rustiques locales, change de parcelle tous les 4 à 5 jours, broute aussi le lierre et contribue, selon l’UGA, à rendre visibles certains déchets plastiques présents dans les sols, ensuite retirés par les équipes d’aménagement.
- Des naissances sont attendues au printemps avant la transhumance à pied vers le pâturage Jean Collet (Sainte-Agnès, chaîne de Belledonne). Le troupeau est gardé par les patous Hermès et Tartuffe, dont la présence impose de garder ses distances.
- L’initiative repose sur une logique présentée comme “gagnant-gagnant” : l’université met à disposition des parcelles, l’éleveur y développe son activité, sans rémunération agricole versée par l’UGA, hormis la fourniture d’eau pour le troupeau.
Informations complémentaires
- Le campus accueille un troupeau qualifié de “jeune et en croissance”, avec une présence appelée à durer, notamment en raison du manque de terres agricoles disponibles autour de Grenoble.
- Cette expérimentation s’inscrit aussi dans une logique économique : selon les informations communiquées, cette cogestion pourrait générer des économies de plusieurs milliers d’euros sur l’entretien des prairies.
- Particularité du projet : les moutons vivent dehors en permanence, sans bergerie, tandis que certaines brebis, comme Blanche-neige, sont déjà devenues des figures connues du campus.
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