Léa Coninx, triathlète iséroise
Après un premier podium en Coupe du monde, la sœur de Dorian Coninx nous a parlé de sa carrière et de ses ambitions pour le futur. Zoom sur une athlète au mental d'acier.
La genèse
Originaire d’Échirolles, Léa Coninx est d’abord passée par les bassins avant de se spécialiser en triathlon. « C’est vrai, je viens de la natation. On courait déjà pas mal pour la préparation physique, donc j’étais familière avec deux des trois sports », explique la triathlète de 27 ans. Le déclic vient ensuite vite. Dès ses premiers triathlons, elle est séduite par l’ambiance et le format du triple effort. Elle se forme dans le vivier local du club d’Échirolles Triathlon, rejoint plus tard Poissy, et enchaîne les résultats prometteurs (vice-championne de France Élite en 2020, 2e en Coupe d’Europe en 2021).
Une ambition
Son année 2025 démarre pourtant sur un faux départ : une blessure l’écarte de la course de Quarteira. Mais Léa Coninx prend le temps de guérir. Pari payant : fin mai, elle signe son premier podium en Coupe du monde à Samarkand, en Ouzbékistan. Elle enchaîne ensuite avec une 6e place individuelle au Grand Prix d’Albi, puis un titre aux Championnats de France militaires. « Même en cas de blessure, on peut souvent continuer à s’entraîner dans au moins un ou deux des sports. C’est un vrai avantage du triathlon », confie-t-elle. Organisée – « enfin, j’essaie ! » – et soutenue par l’Université Grenoble Alpes dans son cursus en pharmacie, Léa jongle entre master, entraînements et compétitions.
Et après ?
Difficile d’évoquer la championne sans parler de son frère, Dorian Coninx, figure du triathlon français et champion du monde en 2023. « J’ai toujours été admirative », reconnaît-elle, même si les comparaisons du début de carrière l’ont freinée. Aujourd’hui, les deux athlètes partagent leurs entraînements au sein du Cercle Performance. « On n’a pas le même profil, donc je me sens moins en compétition avec lui », explique Léa Coninx. Prochain objectif : une sélection pour les championnats d’Europe à Istanbul. Et pourquoi pas, dans quelques années, une participation olympique comme son frère, sans pression, mais avec ambition.
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