Le portrait : Béatrice Besse embarque les Grenoblois dans un vol historique
Il y a quelques jours, la romancière grenobloise a dévoilé son dernier ouvrage, une plongée haletante au cœur d’une affaire criminelle restée dans l’ombre de la Révolution.
Une actualité romanesque et historique
Avec L’incroyable vol des diamants de la Couronne, Béatrice Besse revient en librairie avec un nouveau roman, cette fois-ci entièrement situé vers Paris en 1792, en pleine tourmente révolutionnaire. L’ouvrage retrace le spectaculaire cambriolage du Garde-Meuble royal, alors transformé en dépôt national. « Ce trésor colossal attirait bien des convoitises chez les voleurs fraîchement libérés », explique-t-elle. Porté par une forte documentation, le livre célèbre le retour d’un genre cher à l’autrice : la fiction historique rigoureuse, pimentée de mystères et de complots. Un double écho d’actualité, alors que le vol des bijoux de la Couronne de 2025 a récemment fait reparler de cette affaire.
En détail
Ce nouveau livre s’adresse à un public bien plus large que celui des amateurs d’Histoire pure. « Ce livre ne s’adresse pas seulement à un public passionné par l’histoire, puisqu’on y retrouve évidemment une véritable trame policière », explique Béatrice Besse. À travers les personnages de Guillaume le Muguet et Vincent, petits voleurs propulsés dans une aventure bien plus vaste, elle entraîne le lecteur dans un Paris bouleversé, où chaque ruelle semble cacher un complot. En croisant récits documentés et narration haletante, l’autrice veut aussi proposer des clés de lecture contemporaine : « La culture des complots qui sévissait à cette époque fait réellement écho à la nôtre et m’incitait à approfondir le sujet », explique l'autrice.
La toile de fond
Grenobloise de cœur, Béatrice Besse revendique un parcours riche : enseignante en arts plastiques, illustratrice, conférencière… et désormais romancière à part entière avec neuf ouvrages à son actif. Si nombre de ses livres explorent l’histoire locale, comme Jean-Antoine Fraisse, Guidé par le beau idéal ou encore La liberté ou la mort, François Martin sculpteur de la Révolution, l’autrice s’est ici aventurée hors de sa zone de confort : « J’estimais avoir déjà écrit plusieurs ouvrages sur notre région ; il était temps d’explorer d’autres sujets ! » Grande fouilleuse d’archives, défenseuse des artistes oubliés, elle reste une figure incontournable de la scène littéraire historique grenobloise.
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