Mardi 4 novembre
Qi-Bô, une marque grenobloise qui crée des vêtements adaptés aux traitements médicaux
Rédigé par Clara Giudicianni
Le pull "Michi-Ao" est la première création d'Hélène Nal-Martin (Crédit : Qi-Bô / Antoine Lapras).
Depuis sa création en juin 2024, Qi-Bô conçoit des vêtements destinés aux personnes en traitement, notamment les patientes suivant une chimiothérapie.
De quoi s'agit-il ?
- Offrir des habits aussi fonctionnels qu’esthétiques, en conciliant confort, adaptabilité aux soins et style affirmé : tel est l'objectif de la marque.
- Cette initiative répond à un besoin jusque-là peu pris en compte par l’industrie textile. En effet, les habits de ville conviennent généralement mal aux séances de chimiothérapie et cela peut devenir pesant pour les patients.
- Le premier modèle, un pull chimio pour femme nommé "Michi-Ao", permet d’accéder facilement à la chambre implantable sans avoir à se déshabiller entièrement, tout en restant élégante.
Le concept
- Conçu en France et fabriqué au Portugal, le pull est taillé dans une maille douce et chaude, avec une ouverture discrète à bouton-pression sous la clavicule pour permettre les perfusions.
- Les tissus (70 % coton, 30 % polyester) sont imprimés à Villefranche-sur-Saône, et chaque détail est pensé pour améliorer la qualité de vie des patientes : confort thermique, coupe flatteuse, motifs colorés et formes inclusives du 38 au 50.
- Ce design soigné s’accompagne d’un engagement fort : produire localement, collaborer avec des entreprises à taille humaine et maintenir un haut niveau de qualité textile thérapeutique.
- Les produits sont disponibles à la vente sur le site de la marque, mais aussi dans des boutiques spécialisées comme Place à L (Saint-Martin-d'Hères).
L'histoire du projet
- La marque Qi-Bô a été fondée par Hélène Nal-Martin, infirmière à Grenoble. Le projet est né d’une amitié avec Michiko Terada-Vanzetto, architecte et malade du cancer, décédée en juillet 2023, qui a cosigné le premier prototype.
- Le nom de la marque s'inspire du mot japonais "kibō", signifiant espoir. « Notre mission est de "revêtir l’espoir" », conclut Hélène Nal-Martin, qui porte désormais le projet aux côtés de son mari, et de la sœur et du mari de Michiko Terada-Vanzetto.
- Pour développer la marque, une levée de fonds est prévue en 2026. Des vêtements pour enfants ou pour hommes pourraient ainsi voir le jour dans les mois à venir.
Abonnez-vous gratuitement
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Grenoble