Mercredi 10 juin
La Nordiste Audrey Millet publie une biographie du Roubaisien Bernard Arnault
Rédigé par la rédaction de l'Essentiel Lille
Le titre est un clin d'œil à la série Dallas (crédit : Céline Nieszawer/Éditions La Tribu).
Une biographie très fouillée du patron de LVMH, natif de Roubaix, paraît ce mercredi aux Éditions La Tribu. L'autrice nordiste Audrey Millet a étudié des archives inédites pour rappeler notamment l'enfance et la jeunesse de Bernard Arnault dans le Nord.
Les grandes lignes
- Toutes les sources de cette somme de 400 pages sont citées dans une bibliographie fournie. L'historienne Audrey Millet a notamment étudié "les archives de l'École Polytechnique où il a fait ses études supérieures, où personne n'était allé, celles de Sciences Po ou encore celles des Archives Nationales du Monde du Travail à Roubaix".
- La Nordiste, spécialisée "en économie sociale appliquée à l'industrie de l'habillement", a eu envie de s'intéresser au personnage, lorsque le milliardaire PDG de LVMH a été élu à l'Académie des sciences morales et politiques fin 2024.
- À la tête d'un groupe détenant + de 70 marques (Guerlain, Dom Pérignon, également Le Parisien et Les Échos), Bernard Arnault a toujours des attaches dans la MEL, confirme Audrey Millet à l'Essentiel Lille : "Il a toujours la 2e maison de ses parents à Croix."
Elle l'a dit
- La région natale de Bernard Arnault fait partie intégrante de son histoire.
- "Son pépé s'appelait Étienne Savinel, son papa Jean Arnault, ils sont dans le BTP. Ce ne sont pas les dynasties textiles qui emploient tout le monde, ce n'est pas cette aristocratie de capitaines d'industrie ! Personne ne le connaît dans le Nord. Et c'est la raison pour laquelle il veut créer quelque chose au-dessus de ces gens."
- "Toute sa vie, il va essayer de rattraper ce décalage qu'il avait avec les gens qui comptaient. Donc c'est une blessure d'enfance."
Pourquoi on aime
- Écrit dans un style fluide et accessible, l'ouvrage se lit comme un roman et regorge d'anecdotes. Audrey Millet a notamment eu accès aux bulletins scolaires pendant ses études supérieures.
- Pianiste ayant la bosse des mathématiques, le jeune Bernard réussit le concours d'entrée de l'école Polytechnique (Classé 149e sur 300), après un premier échec en 1968.
- "Il va étudier ce qui va lui servir. En culture générale, il est au ras des pâquerettes, mais il fait énormément d'efforts pour améliorer son anglais."
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