Mercredi 18 mars
Biennale des écritures du réel à Marseille : la question de l’oubli
Rédigé par Diane Vandermolina
Dans "M. Un amour suprême", Melina Riccio, styliste, mariée et mère de famille se dépouille de tous ses biens pour suivre sa révélation (Crédit : Philippe de Pierpont).
C’est parti pour 5 semaines de festival.
Le contexte
- Créée en 2012 par le Théâtre La Cité, la Biennale des écritures du réel croise art, politique et société à travers des créations pluridisciplinaires et partagées autour de la mémoire et du réel.
- « Nous partons de l'intime pour révéler des enjeux de société et voir le monde avec les yeux des autres », indique Magda Bacha, directrice du Théâtre La Cité, à l'Essentiel Marseille.
- Pour sa 8e édition qui débute ce soir et se termine le 3 mai, la Biennale des écritures du réel propose 75 rendez-vous répartis en 28 lieux autour du thème de l’oubli.
- « Nous accompagnons 6 troupes pendant 2 ans, présentons leurs spectacles à la Biennale et proposons des scènes ouvertes pour ouvrir la culture à tous », précise la directrice. Voir le programme et la billetterie.
Pour mieux comprendre
- « L’oubli est la face B de la mémoire », explique Magda Bacha.
- « Nous prenons le contrepied du devoir de mémoire instrumentalisé par les grands récits pour explorer nos pertes personnelles, nos héros oubliés du quotidien, et transformer des émotions négatives en force pour enrayer la cruauté de l’actualité », complète-t-elle.
Les temps forts
- Samedi à 20h, à l’Astronef (118, chemin de Mimet - 15e), « M. Un amour suprême » de Gustavo Giacosa et Fausto Ferraiuolo dresse le portrait de l’artiste Melina Riccio qui se donne pour mission de recoudre le monde. Tarifs : 5,50 à 10,50 €. Réserver.
- Le 9 avril à 19h30, à la Friche de la Belle de Mai (41 rue Jobin - 2e), « Hewa Rwanda, lettre aux absents » de et avec Dorcy Rugamba, est un hymne aux ancêtres. Tarifs : 5 à 15 €. Réserver.
- Le 12 avril, à 16h30, même lieu, dans « Moi, elles », Wang Jing raconte les destins d’une Chinoise, d’une Malienne et d’une Iranienne exilées en France. Tarifs : 5 à 15 €. Réserver.
- L’Essentiel Marseille vous fait gagner 2 places pour « Hewa Rwanda, lettre aux absents ». Tentez votre chance ici.
- Et 2 places pour « Moi, elles ». Tentez votre chance ici.
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