L'entretien : Jean-Luc Barat sur les traces de la croisière jaune
Jean-Luc Barat, neurochirurgien qui a exercé à la clinique Clairval à Marseille et vit aujourd'hui à La Ciotat, part fin mars sur les traces de La Croisière jaune menée par Citroën en 1931. Cette expédition de Paris à Lhassa est organisée pour soutenir la recherche contre la sclérose en plaques.
Pourquoi vous lancez-vous ce défi ?
« Je suis hodophile, j'aime voyager. J'ai fait en moto l'Afrique, l'Amérique du Sud, l'Asie et j'ai traversé l'Australie en Traction Avant... mais je suis avant tout médecin. L'organisateur de voyages Éric Massiet du Biest, avec qui je suis souvent parti, m'a proposé ce projet. Il en a eu l'idée après avoir rencontré Jessie Caquineau, atteint de la sclérose en plaques (SEP), qui coordonne cette expédition de 6 mois sur 35 000 km à travers 24 pays. »
Comment ça va se dérouler ?
« Nous partons de Paris le 28 mars avec 5 Traction-avant Citroën septuagénaires. Chacune est dédiée à une fonction : photo, atelier, bivouac, médical/SEP, cinéma. Ce sont des véhicules résistants et fiables. Notre expédition a été baptisée Kégresse en l'honneur de Gustave Kégresse, mécanicien de la Croisière jaune Citroën, et la voiture dédiée à la mission SEP portera son prénom. Une équipe autonome va réaliser 5 films documentaires et un long métrage au service de la recherche contre cette maladie. Notre mission comprend aussi une reconstitution iconographique. Nous voulons retrouver les mêmes endroits traversés par la Croisière jaune pour reproduire fidèlement les photos prises en 1931 et en faire un livre. »
Quel va être votre rôle ?
« Je serai dans la Traction médicale avec un invité SEP, son accompagnant et 1 logisticien. Nous transporterons à tour de rôle 8 patients pour étudier l'impact du mental contre cette maladie et mieux appréhender ses symptômes. Ils feront des parcours de 8 à 15 jours avec nous. »
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