France Cadet : la Marseillaise cyborg
La Marseillaise d’adoption fusionne art et science dans ses œuvres.
Bio express
Après un Bac C, cette Varoise de naissance passe un Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique à l’École Supérieure d'Art d'Aix-en-Provence en 1995. « C’était la seule école avec 1 cursus transdisciplinaire et expérimental. Enseignante depuis 2000, j’y dirige l’atelier robotique que j’ai créé en 2004. » Installée à Marseille depuis plus de 20 ans, elle a donné des cours à la School of the Art Institute of Chicago entre 2011 et 2013. « Il me manquait la gastronomie et la culture méditerranéenne. Marseille, ville très riche et très complexe, m’est chère même si côté travail, la rigueur est moins présente qu’aux États-Unis » confie-t-elle.
Ses passions
Amatrice de livres de Science-Fiction, l'artiste de 54 ans est passionnée de biologie. « J’aime comprendre le vivant et l’anatomie. J’ai commencé sur des robots chiens du commerce que je piratais et reprogrammais. Maintenant, j'utilise davantage de technologies innovantes dans la fabrication de mes pièces pour créer une interactivité avec le public », explique-t-elle. Réfléchissant sur les rapports hommes-machines-IA, elle expérimente dans ses mises en scène un être hybride, la femme cyborg dont elle est le modèle et la créatrice.
Son actu
Jusqu’au 31 décembre, elle expose au Grenier à Sel (2 rue du Rempart Saint-Lazare à Avignon), ses « Botched Dollies »souffrantes et malformées. Une référence à la brebis clonée et à la maladie de la vache folle qui questionne l’élevage intensif. « Quand une tombait, les gens essayaient de la relever ». En parallèle, Digitale Zone (11, avenue de Mazargues - 8e) accueille ses « Voix animales », répliques des animaux utilisés aux origines de la conquête spatiale. Son prochain projet porte sur la biologie spéculative. « C’est un atlas de vraies fausses graines augmentées pour pallier à la perte de la biodiversité » dévoile-t-elle.
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