Le portrait : Le ténor Jean-Christophe Born, gardien de la mémoire artistique de Marseille
Le chanteur, metteur en scène et producteur vient d'être élu à l'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille.
Bio express
Né à Poitiers en 1981, Jean-Christophe Born a grandi à Libreville. « Le seul disque que nous avions, c'était Édith Piaf. J'ai eu un choc émotionnel formidable à l'âge de 6 ans », confie-t-il à l'Essentiel Marseille. À 16 ans, une année dans une école de comédie musicale aux États-Unis lui révèle cet univers. Sa famille s'installe ensuite à Marseille, où il étudie l'histoire de l'art puis le chant lyrique. S'ensuit une carrière de ténor, avec « Une Flûte enchantée » de Peter Brook en tournée mondiale, ou « Les Misérables » en Chine et en Corée du Sud. Installé à Saint-Victor, il aime « la liberté d'être soi » à Marseille et l'âge d'or culturel de la ville de la fin du XIXe siècle aux années 50 : « c'était le Broadway français ».
Son actualité
Le 28 mai, Jean-Christophe Born a fait son entrée à l'Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille, dans la classe des Arts. Il occupe désormais le fauteuil de Jean-Claude Gaudin de cette institution qui célèbre cette année ses 300 ans. « Modestement, je vais essayer d'être à la hauteur de cette tâche. Mon rôle, c'est d'apporter de la lumière sur cette noble Académie et de défendre les artistes oubliés à travers des spectacles », réagit-il. L'académicien marseillais et historien de l'art Jean-Noël Bret l'a encouragé à candidater, en s'appuyant sur son travail patrimonial autour de Gaby Deslys.
Depuis 2013, il crée ses propres spectacles : « Marseille mes Amours », puis « Gaby Deslys » (Avignon, Paris, Hong Kong), et, en 2025, « Qui êtes-vous, Andrée Turcy ? » au Théâtre du Guichet Montparnasse. Il vient de faire de la figuration dans le biopic de Johnny Hallyday de Cédric Jimenez qui sortira en 2027.
Ses projets
Comme académicien, Jean-Christophe Born aimerait consacrer un livre à l'Alcazar de Marseille. Il évoque aussi la réhabilitation du théâtre de la Mutualité, aujourd'hui à l'abandon dans le 1er arrondissement, qu'il imagine « idéal pour faire vivre des artistes émergents ». Enfin, il rêve de transformer une maison des années 20 en conservatoire de la mémoire marseillaise et lieu de concerts de musique de chambre.
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