Vendredi 29 mai
Des enchères d'exception au Kiasma à Castelnau-le-Lez
Rédigé par David Pagès
Parmi les lots phares de cette édition, une panthère grandeur nature signée Paul Jouve (crédit : Maison Farran Enchères).
À l'occasion des Journées Marteau, événement destiné à démocratiser les ventes aux enchères au grand public, le Kiasma à Castelnau-le-Lez en accueille une, à partir d'aujourd'hui, intitulé Les Phares. Explications.
Le contexte
- Ces journées sont organisées chaque année, dans de nombreuses villes en France, dont Montpellier, à l’initiative du Syndicat national des maisons de ventes volontaires (Symev).
- La 20e édition se déroule jusqu'à ce dimanche. Elle a pour thématique la couleur rouge. Les maisons de vente participantes ouvrent leurs portes pour proposer des expertises gratuites, des ateliers et des conférences.
- « Les Journées Marteau sont des moments privilégiés pour aller à la rencontre du public et partager l’expertise du métier de commissaire-priseur et le rôle d’une maison de vente aux enchères. Elles permettent aussi de mettre en lumière des patrimoines parfois oubliés », souligne le Symev.
Ce qui compte
- Au Kiasma à Castelnau-le-Lez, la Maison Farran Enchères (2, rue de Verdun à Montpellier) organise une vente exceptionnelle ce dimanche, à partir de 14h. 199 petits et grands chefs d’œuvre seront proposés et seront visibles dès ces vendredi et samedi, de 10h à 18h, et ce dimanche de 10h à 11h.
- Parmi ceux-ci, le grand public retrouvera 2 œuvres inédites de Paul Jouve, conservées près d’un siècle dans la famille de son ami Paul Noir : le monumental tableau Tahoua Niger et le bronze Jeune Panthère, chacun estimé entre 60 000 et 100 000 €.
- Réalisées après la traversée du Sahara occidental par l’artiste en 1931, ces œuvres illustrent ses grandes inspirations : la fascination pour les peuples sahariens, notamment les Touaregs, et sa passion pour les félins, incarnée par sa panthère Toumba devenue l’un de ses modèles emblématiques.
- Cette vente exceptionnelle bénéficie d’une provenance claire et intervient dans un contexte favorable pour l’artiste, dont les œuvres connaissent une forte progression sur le marché de l’art, comme en témoigne le record mondial atteint en mars chez Sotheby’s Paris.
Supplément
- Une rarissime bouteille de Château Yquem 1811 sera proposée aussi lors de cette vente, avec une estimation comprise entre 60 000 et 80 000 €, en raison de son état de conservation exceptionnel et de sa provenance prestigieuse.
- Considéré comme l’un des plus grands millésimes de l’histoire, ce « vin de la comète » doit sa réputation à des conditions climatiques idéales en 1811 et au passage d’une comète cette année-là, un phénomène longtemps perçu par les viticulteurs comme un signe de qualité exceptionnelle.
- Cette bouteille, homologuée en 2007 par le Guinness World Records comme la bouteille de vin blanc la plus chère du monde, demeure l’un des très rares exemplaires encore existants, salué par les plus grands critiques pour ses qualités gustatives uniques.
- On peut se rendre sur place ou enchérir en direct chez Drouot ou sur Interenchères.
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