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Mardi 5 mai

En mer, une simple baignade peut s’avérer dangereuse

Rédigé par Séverine Krikorian
Les équipes de secours doivent parfois évacuer des plaisanciers ou des victimes par hélitreuillage (crédit : Adobe Stock).

La campagne de sécurité des loisirs nautiques et de la plaisance est lancée dès aujourd'hui face à des pratiques nautiques de plus en plus nombreuses.

Le contexte

  • Le littoral méditerranéen, dont sa partie héraultaise de Villeneuve-lès-Maguelone à Carnon, conserve une attractivité très forte, avec des activités nautiques qui se diversifient et se démocratisent, comme le paddle ou le wingfoil, au mépris parfois des règles de sécurité.
  • Plus de 75 % des opérations de secours en mer sont menées entre avril et octobre.
  • Beaucoup d’accidents surviennent en raison d’un manque de préparation ou de connaissance « des spécificités de la Méditerranée, qu'on a toujours tendance à voir comme une mer calme », précise le vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, préfet maritime, responsable de la sécurité en Méditerranée.
  • Il est primordial de consulter systématiquement les conditions météorologiques, de disposer d’équipements appropriés et en bon état, comme d’une combinaison shorty pour pratiquer du jet-ski ou de suffisamment de bouées de sauvetage sur un bateau.

Qui intervient ?

  • Les opérations de secours en mer mobilisent des moyens nautiques, aériens, les sémaphores répartis sur le littoral et 26 stations radios, comme celle de L'Espiguette qui couvre la zone Camargue - Montpellier - Sète.
  • Elles nécessitent d’importants moyens humains, de la Marine nationale, des gendarmeries maritime et nationale, des Affaires maritimes, de la douane française, de la sécurité civile ou encore de la Société nationale des secours en mer (SNSM).
  • « Les bénévoles de la SNSM interviennent sur plus de la moitié des opérations de secours en mer », précise le préfet maritime.

Ce qu’il faut savoir

  • La baignade demeure la 1re activité nautique à risque. Elle représente près de la moitié des décès en 2025. Cela s’explique notamment par le non-respect des zones surveillées ou la présence de vagues dangereuses ou de courants d’arrachement.
  • Les accidents de plongée continuent d’être trop fréquents, avec déjà une trentaine répertoriée cette année, entre début avril et début mai, et 2 décès à déplorer.
  • Victime ou témoin d’un accident, ou de comportements dangereux, il faut contacter les secours en appelant le 196 ou via le canal 16 sur la bande marine VHF.
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