Mardi 3 mars
Berceuses interdites avec Benjamin Valière au Point Comédie
Rédigé par Gwen Saulnier
L'ancien professeur reconverti nargue et conte les horreurs des comptines (crédit : Benjamin Valière).
Benjamin Valière décrypte le sens caché des comptines françaises en révélant leurs origines adultes, leurs symboles enfouis et leur part d’ombre culturelle. À découvrir ce soir à 21h, au Point Comédie.
Qui est-il ?
- Il a quitté la salle de classe comme on ferme un cahier d’écolier pour en ouvrir un autre. Il y a 10 ans, le Grenoblois démissionne de son poste de professeur de français et change de portée musicale.
- Auteur, musicien, vulgarisateur, Benjamin Valière passe de la grammaire aux partitions, du tableau noir aux projecteurs. « Je vulgarisais des sujets en lien avec l’histoire, les sciences pour les médias audiovisuels », confie-t-il à l'Essentiel Montpellier.
- Bercé par la musique, nourri de mots, de sons et de récits, il compose, écrit, transmet, avec pour but de rendre le savoir accessible et ludique. « L’idée c’est d’apprendre des choses aux gens en n’étant pas lourd », explique ce conteur moderne.
De quoi ça parle ?
- Il s’attaque aujourd’hui aux chansons qui ont bercé nos sommeils dans son spectacle Le sens caché des comptines. Une souris verte, Le bon roi Dagobert, Il était une bergère… des comptines fredonnées sans y penser.
- Mais derrière ces airs sages se cache une autre mélodie. « Il y a quelques années je suis tombé sur une vidéo… je me suis passionné pour le sujet ». Sous les paroles entraînantes se cache un double-sens : violence, sexualité, cruauté ou encore cannibalisme.
- Benjamin Valière interprète et décortique 7 chansons ce soir à 21h (16 et 18 €), au Point Comédie. Une veillée moderne où les berceuses deviennent révélations. Oui, il va ruiner l’enfance. Mais avec élégance.
Un secret
- Les comptines n’étaient pas destinées aux petites oreilles. « Ce sont des chansons paillardes ou grivoises. Et elles font partie du patrimoine français. C’est notre identité », lâche l'artiste.
- Chaque refrain devient une énigme, chaque mot une clé. « Battre le briquet, veut dire faire l’amour ». Ils jouent même à cache-cache. Benjamin Valière a longuement enquêté. Le résultat est surprenant.
- Pour lui, la pire des comptines est Il était un petit cordonnier : « Il n’y a pas de sens caché, il s’agit de la banalisation de la violence domestique ». À la fin, il révèle l’essentiel : « J’explique pourquoi on chante encore ces chansons à nos chérubins ».
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