Vendredi 10 avril
Du fil et de l'audace pour le défilé-concours "Du Fil à retordre"
Rédigé par David Pagès
Chaque année, ce défilé est un des temps forts du festival "De Fil en aiguille" (crédit : MPT Mélina-Mercouri).
Ce soir à 20h, la Maison pour tous Mélina-Mercouri devient scène et coulisses de la 13e édition du défilé-concours Du fil à retordre.
Ce qui se passe
- Ce rendez-vous, qui se tient dans le cadre du festival De fil en aiguille, va mettre en lumière une nouvelle génération de talents locaux émergents de la création mode.
- 18 candidats, amateurs comme confirmés, disposeront chacun de 3 minutes pour convaincre jury et public.
- Sur le podium de la Maison pour tous Mélina-Mercouri, on retrouvera à partir de 20h (entrée gratuite sur réservation au 04 48 18 62 05) des pièces aux noms déjà évocateurs comme L’insoumise, Sisyphe, Fil continu ou encore La femme papillon.
- À la clé, 2 récompenses : le Prix du jury et le Prix du public. Dans la salle comme à l’extérieur, où une retransmission est prévue, l’événement devrait attirer curieux et passionnés, entre 2 bouchées proposées par le foodtruck Piccola Falco installé pour l’occasion.
La toile de fond
- Mais derrière les projecteurs, il y a des semaines de travail patient. Le thème, Du fil à retordre, agit comme une contrainte fertile : jouer avec la difficulté, détourner la matière, tordre les évidences.
- Certains créateurs ont choisi l’upcycling (l'objet est amélioré, pour être réemployé), d’autres la narration textile ou l’expérimentation formelle. Tous ont en commun d’avoir composé avec les moyens du bord, parfois modestes, souvent inventifs.
- Le festival, qui promeut une mode plus durable, encourage ces démarches où le tissu se fait mémoire, résistance ou manifeste. Ici, on coud autant des vêtements que des histoires.
Dans les coulisses
- Parmi les participants, une création collective attire l’attention : La Guapa (Belle Femme, ndlr), portée par l’école Apaj. Sa directrice, Maya Zerrad, raconte un projet né presque par hasard, dans une salle de classe où l’on apprend autant le français et les maths qu'à coudre.
- « On s’est saisi de cette opportunité », explique la directrice à l'Essentiel Montpellier. Ainsi, avec l'animatrice et tisserande Olivia Phelip, des élèves de 11 à 16 ans, issus de la communauté gitane, ont imaginé une robe flamenco rouge, asymétrique, brodée et faite de tissus récupérés.
- « Les élèves parlent, eux, de tissus abandonnés », sourit Maya Zerrad. Derrière les volants et la traîne, il y a un apprentissage, un geste collectif, une fierté. Et peut-être, déjà, une promesse : celle d’une mode qui relie.
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