Votre avis compte : Vous êtes pour un encadrement plus strict des locations de courte durée
La semaine dernière, nous vous avons demandé s'il fallait réglementer plus drastiquement les locations de courte durée de type Airbnb dans le Montpelliérain. Vous êtes 237 à avoir répondu. 78,1 % souhaitent un encadrement plus strict. 21,9 % pensent le contraire. Nous avons demandé à Claudine Vassas-Mejri, vice-présidente de la Métropole, déléguée à l'Habitat et au Logement de nous donner son point de vue sur ces résultats.
La prolifération de ces locations nuit-elle aux Montpelliérains ?
« C’est une véritable problématique, à la fois pour la ville de Montpellier et pour l’ensemble de la métropole. Dans nos villages, on observe une augmentation significative du nombre de personnes qui mettent leur logement en location. »
« Cela pose des problèmes de tranquillité publique : des personnes arrivent en pleine nuit et se comportent comme si elles étaient seules, sans respecter les riverains. »
« De plus, dans des villes comme Montpellier, cette situation pénalise les personnes, les familles et les travailleurs qui cherchent à se loger durablement. L’accès au logement devient de plus en plus difficile pour les habitants. »
Faut-il limiter le nombre de jours ou taxer davantage ?
« Les deux. Il est nécessaire d’agir à la fois sur la limitation du nombre de jours de location et sur l’aspect financier, en rendant ces locations moins attractives économiquement pour les propriétaires (Montpellier compte 5 764 meublés de tourisme dont 47 % ne sont pas des résidences principales). »
« L’objectif est de permettre aux travailleurs et aux familles de rester vivre dans leur commune. »
« Nous devons préserver la vie de quartier et éviter que Montpellier ne devienne une ville uniquement destinée aux touristes de passage. Il ne faut pas qu'elle se transforme en un enchaînement de logements fermés par des cadenas. »
Quelles mesures concrètes la municipalité envisage-t-elle ?
« La municipalité a mis en place plusieurs mesures. Dès 2021, un règlement encadrant les changements d’usage a été instauré, accompagné d’un enregistrement obligatoire à partir du 30 novembre 2021. »
« En décembre 2024, une délibération est venue renforcer cette réglementation, permettant l’application de nouvelles dispositions légales issues de la loi Le Meur, moins attractive fiscalement. »
« Nous venons d'instaurer un quota dans le centre ancien, et le nombre maximal de jours de location pour les résidences principales est réduit de 120 à 90 jours. Ces mesures ont pour but de favoriser l’accès au logement pour les habitants permanents, notamment dans les zones tendues comme le centre historique. »
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