Mercredi 16 juillet
Hommage aux Justes à Montpellier et Palavas-les-Flots
Rédigé par David Pagès
Été 1943, la dernière photo des enfants de la maison d’Izieu (crédit : Maison d'Izieu / Coll. Succession Sabine Zlatin).
En ce 16 juillet, la France commémore la rafle du Vel d’Hiv et honore la mémoire des victimes de l’État français. À Montpellier et à Palavas-les-Flots, des cérémonies rendront hommage aux Justes parmi les Nations.
Les bases
- Les Justes parmi les Nations et les Justes de France sont des personnes reconnues pour avoir sauvé des juifs pendant l'Holocauste.
- Ces héros, anonymes dans la plupart des cas, sont célébrés chaque année. 2 725 Français se sont vus décerner ce titre. Près de 200 sont encore en vie aujourd’hui.
- À travers cette journée, la France renouvelle sa reconnaissance de la responsabilité du régime de Vichy dans l’application de la solution finale.
Ce qui est prévu
- À Montpellier, la cérémonie se tiendra à 19h, à la stèle des Justes située au Parc d'Arménie, en présence notamment de Lalla Soumia Bouhamid, consule générale du Royaume du Maroc à Montpellier.
- À Palavas-les-Flots, elle aura lieu à 11h, devant la stèle qui est dédiée aux Juste de France à l'Hôtel de ville, en présence de l'Union nationale des combattants (UNC).
- La station balnéaire a tenu un rôle important dans la protection des enfants juifs. Nombre d'entre eux ont pu, grâce à l'action des membres de l'OSE (Œuvre de secours aux enfants) et à l'héroïsme de Sabine Zlatin, y être recueillis.
Un peu d'histoire
- En 1942, à l'initiative donc de Sabine Zlatin, une Française israélite née à Varsovie, et avec le soutien du préfet de l'Hérault, de nombreux enfants juifs sont accueillis, sous l'égide de l'OSE.
- Ils séjournent d'abord au Solarium (l’ex-restaurant l’Escale), puis à la colonie prêtée à Sabine Zlatin par l’abbé Prévost. En novembre 1942, les Allemands envahissent la zone libre.
- Sabine et son mari Miron partent avec les enfants vers une grande maison située à Izieu alors sous occupation italienne, une occupation moins rigoureuse que celle des Nazis.
- La vie s'y organise et les enfants coulent des jours heureux, jusqu'à ce tragique 6 avril 1944 qui voit la Gestapo de Lyon, dirigée par Klaus Barbie, faire irruption et arrêter 44 enfants et 7 éducateurs. Ils seront déportés à Auschwitz-Birkenau où 42 enfants et 5 adultes seront tués.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Montpellier