La douzaine de bénévoles de l'association montpelliéraine se mobilise toute l'année pour pallier le manque criant de donneurs de plasma et de plaquettes.
Le constat
- Il est sans appel : « Il faut savoir qu’il y a quand même moins de 1 % de la population en Occitanie qui donne son plasma », alerte auprès de l'Essentiel Montpellier Océane Seignol, présidente de Plasm’Actions.
- Chaque jour 1 060 dons sont nécessaires en Occitanie pour répondre aux besoins des patients, dont 130 de plasma et 30 de plaquettes.
- Créée en 2023 à Lattes, cette jeune association veut répondre à un enjeu de santé publique majeur : la France dépend encore à 65 % des États-Unis pour ses besoins en plasma.
- « Ce qu’il faut savoir, c’est que les besoins augmentent chaque année, notamment à cause des traitements à vie pour les déficits immunitaires, les cancers ou les personnes gravement brûlées », explique-t-elle.
- Face à cette urgence, Plasm’Actions agit sur le terrain, en sensibilisant lors de collectes mobiles, d’événements culturels ou sportifs et en accompagnant les donneurs vers ce geste encore trop méconnu.
La genèse
- L'association repose sur l’engagement de donneurs réguliers et de professionnels de santé. « On est tous bénévoles, souvent touchés de près par la maladie ou sensibilisés par nos parcours », confie Océane Seignol.
- Elle-même donneuse depuis ses 18 ans, elle a vu son père détecter une leucémie grâce à un don. « Donner, c’est aussi prendre soin de soi », insiste-t-elle.
- Aujourd’hui, Plasm’Actions compte une douzaine de membres actifs et cherche à s’agrandir pour intervenir dans les écoles, les forums et les salons.
- « Ce qui fonctionne, c’est le contact humain, le dialogue entre donneurs. Beaucoup ignorent à quoi sert leur don. Nous, on est là pour expliquer, rassurer, orienter », explique la présidente.
Le déclic
- Les personnes intéressées pour rencontrer les membres de l'association peuvent se rendre demain soir de 18h à 20h, à la salle n°8 du Mas de Forton à Lattes : Plasm'Actions organise un apéro dînatoire ouvert à tous.
- « Que vous soyez curieux, donneur potentiel ou futur bénévole, venez échanger avec nous, invite Océane Seignol. Le déclic peut venir d’une simple discussion. »
- L’objectif est clair : recruter de nouveaux donneurs et bénévoles pour renforcer la souveraineté sanitaire française. « Et après ? On espère essaimer, créer une dynamique collective. Chaque geste compte », conclut la présidente.