Mardi 10 mars
De l'éco-pâturage pour entretenir les espaces verts à Nantes
Rédigé par Farah Sadallah
Les vaches nantaises contribuent à la préservation des prairies (crédit : Adobe Stock).
Des bords de Sèvre jusqu’à Nantes nord, en passant par la Petite Amazonie à Malakoff, des chèvres, des moutons, et des vaches peuplent des espaces verts afin de les entretenir. Une pratique écologique pour préserver la biodiversité.
La genèse
- La première vache écossaise est arrivée dans les années 90 sur les bords de Sèvres. « On avait de grandes prairies et on s’est posé la question de leur entretien. Il nous fallait un animal qui s’adapte au milieu humide », raconte Arnaud Bothorel, responsable du secteur Nantes-Erdre au sein de la direction Nature et Jardin à Nantes métropole.
- Puis d’autres ont suivi comme la vache nantaise. En 2007, elles s’installent dans la Petite Amazonie pour débroussailler l’espace. « On varie les lieux suivant leur alimentation. Toutes ne mangent pas la même plante. Par exemple, la vache écossaise est moins difficile que la nantaise pour manger l’ajonc (une plante épineuse à fleurs jaunes, ndlr). »
- Des animaux plus petits, comme les moutons de Ouessant et de Belle-île, ont ensuite rejoint l’éco-pâturage. L’objectif est d’avoir une gestion douce et écologique des espaces verts évitant ainsi « de passer le gyrobroyeur », affirme le responsable.
Comment ça fonctionne ?
- Aujourd’hui, les animaux sont donc présents le long du Gesvres près du périphérique. À Doulon, ce sont les vaches qui entretiennent la prairie, et dans les douves du château, ce sont les moutons. Ils sont également présents au parc des Oblates et aux bords de l’Erdre. Au total, 46 animaux sont en éco-pâturage (16 vaches, 17 chèvres et 10 moutons).
- Ces derniers sont déplacés toutes les trois voire cinq semaines, c’est la transhumance. « On ne peut pas les laisser trop longtemps en pâture au même endroit, sinon ils n’auront plus à manger et il faut aussi que la prairie se repose. »
- En 2021, le service de gestion des animaux se dote d’un coordinateur animalier, afin d’avoir une vision plus globale des bêtes. En 2024, ils vont plus loin et signent un partenariat avec l’école vétérinaire, dans l’optique de renforcer le bien-être animal.
Le bilan
- Une vingtaine d’agents interviennent désormais deux à trois fois par semaine pour vérifier que tout va bien. « On a réduit le nombre d’animaux par pâture pour qu’il y ait moins de piétinage et que l'herbe soit de meilleure qualité. »
- Depuis, Arnaud Bothorel constate une augmentation de la diversité des espèces végétales dans les prairies. Ce projet a également une visée pédagogique auprès des habitants. « Grâce à des panneaux, on présente les animaux aux adultes et aux enfants qui peuvent les observer. »
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