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Lundi 4 mai

Le portrait : Elisa-is-running, la joggeuse nantaise qui casse les codes de l’influence

Rédigé par Mattis Weber
La jeune femme se filme sur toutes ses courses (crédit : Elisa is running).

Suivie par près de trente-cinq mille personnes sur les réseaux sociaux, Elisa Bernard décline sa passion pour la course en vidéo depuis plus de dix ans. Quelques jours après avoir couru le marathon de Paris, la Nantaise revient sur son parcours pour l'Essentiel Nantes.

Son parcours

À 32 ans, Elisa n’avait pas prévu de faire de la course à pied le fil rouge de sa vie. Adolescente, elle détestait courir. C’est seulement à l’aube de ses 16 ans, après une opération des dents de sagesse, que l’immobilité contrainte agit comme un déclic. « Je me suis sentie inutile, j’avais vraiment envie de bouger. » Elle décide alors d’enfiler ses baskets presque par hasard. Elle ne les quittera plus.

La Nantaise enchaîne d’abord les courses locales : « J’ai commencé par les foulées du tram ! ».  Elle est encouragée par ses parents, eux-mêmes coureurs. Semi-marathons, défis personnels, puis un jour, un dossard inattendu pour le marathon de Paris. 

Pour s’y préparer, Elisa, « en stress total », regarde des vidéos de coureurs.  Une évidence naît alors, l’étudiante en graphisme veut elle aussi raconter, partager et montrer l’envers du décor.

La sincérité avant l’influence

Depuis, elle conjugue deux passions indissociables : courir et filmer. Chaque ligne d’arrivée marque le début d’une autre course, celle du montage. 

Loin des clichés de l’influence, Elisa garde les pieds sur terre. Son activité sur les réseaux reste secondaire, presque intime. « Je gagne 189 euros par mois grâce aux réseaux » Ni quête de profit, ni stratégie calculée : juste l’envie de vibrer, et de transmettre.

Et aujourd'hui ?

Son souvenir le plus fort ? « Le Marathon des Sables ! »  Une course d’une douzaine de jours et 250 km dans le désert marocain. « Au milieu de la course, même si on déclenchait la balise d'urgence, personne ne pouvait venir nous chercher ».

Aujourd’hui Elisa cumule plus de 30 marathons et « ne compte plus » le nombre de semi qu’elle a courus.  « Je faisais beaucoup d'ultra, de longue distance quand j'étais plus jeune. C'est un peu bizarre, normalement c'est le contraire.  En ce moment, ce qui me fait vibrer, c'est la vitesse ! »

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