Mercredi 24 septembre
Prendre soin de sa santé gynécologique près de Nantes
Rédigé par Farah Sadallah
Des consultations régulières permettent un dépistage précoce des maladies (crédit : Adobe Stock).
Aujourd’hui, l’Institut de cancérologie de l’Ouest (ICO) organise un événement à l’occasion du mois de septembre turquoise, dédié à la lutte contre les cancers de l’endomètre, du col de l’utérus, des ovaires, ou encore du vagin.
De quoi parle-t-on ?
- Toute la journée, des échanges sont organisés avec des spécialistes en oncologie ou en gynécologie. Des fiches récapitulatives sont mises à disposition. Un quiz est également au programme.
- « On a préparé un atelier sur la prévention et les signes cliniques qui doivent alerter », annonce Aliette Dezellus, gynécologue médicale au sein de l’ICO. L’objectif est d’informer sur les différentes pathologies.
- Aujourd'hui, il existe plusieurs types de cancers gynécologiques : celui de l’endomètre (8 200 nouveaux cas par an et 2 400 décès par an), du col de l’utérus (3 000 nouveaux cas par an et 770 décès), du vagin (162 nouveaux cas par an), de la vulve (838 nouveaux cas par an), des ovaires (5 000 nouveaux cas par an et 3 400 décès), des trompes et du péritoine.
Comment les prévenir ?
- Le cancer de l’endomètre est la 4e maladie la plus fréquente chez la femme, souvent après 65 ans.
- « Il ne faut pas arrêter les suivis gynécologiques, passé cet âge », alerte Aliette Dezellus. « Les principaux facteurs de risque sont le surpoids, l’obésité, et les symptômes sont le plus souvent des saignements en continu, après la ménopause, qui doivent amener la femme à consulter. »
- Pour le cancer des ovaires, le nombre de décès est plus élevé, en raison de sa prise en charge tardive. « Il est plus grave, car nous n’avons pas encore de bon moyen de dépistage. »
- Il touche surtout les femmes de plus de 65 ans. « Les signes à un stade avancé sont les douleurs de ventre et l’augmentation de son volume. »
- Le cancer du col de l’utérus connaît lui un chiffre de mortalité en baisse, grâce au dépistage et à la vaccination contre l’HPV (papillomavirus humains). Il touche les jeunes femmes « avec un pic à 40 ans ». « Les hommes doivent aussi être protégés, car le virus est contagieux. »
Zoom sur
- Au-delà de la vaccination, le dépistage du cancer du col de l’utérus se fait par frottis ou test HPV et doit être réalisé à différents moments de la vie d’une femme, pendant les consultations gynécologiques, avec une gynécologue, une sage-femme ou un médecin traitant.
- Il est pratiqué tous les ans, entre 25 et 26 ans, puis tous les 3 ans, jusqu’à 30 ans. Passé cet âge, le frottis se fait tous les 5 ans.
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