Mardi 2 septembre
Un bus pas comme les autres 🚌
Rédigé par Fabien Pigalle
L'univers du Daddy's bus est à retouver sur le parking du stade de Saint-Jeannet (crédit : Daddy's Bus).
À Saint-Jeannet, un ancien bus scolaire américain a été transformé en barber shop. En cette journée mondiale de la barbe, coup de projecteur sur cette drôle d'histoire.
La genèse
- Depuis plus de 15 ans, Micka, un habitant de Saint-Jeannet, aiguise ses lames de barbier dans plusieurs salons de la Côte d'Azur.
- « Je voulais alors lancer un concept qui me ressemblait. La barbe, c'est une expérience, un univers. Un jour, ma femme me dit : et pourquoi pas un bus ? », se souvient-il.
- Mais pas n'importe quel bus, un bus school jaune américain, qu'il n'hésite pas à faire ramener d'outre-Atlantique. Il l'aménage alors entièrement en barber shop. Le Daddy's Bus est né.
- « J'adore les belles voitures américaines, je roule en Harley, j'ai eu des Mustangs... L'Amérique me fascine. Je pense que je ne suis pas né dans le bon pays », rigole-t-il.
- À ses côtés, Félix, puis Andreas en tant qu'apprenti. « Il a bien été formé et il est parti sous d'autres cieux ; aujourd'hui, c'est Charlotte qui a rejoint l'équipe qui respire la cool attitude. »
Aujourd'hui
- Celui qui a entièrement pensé le Daddy's bus rêve de voir ces mastodontes jaunes se multiplier sur la Côte.
- « J'aimerais bien développer une franchise. Je sais précisément ce que ça coûte, ce qu'il faut faire en termes d'aménagement, comment, etc. Personne n'avait fait ça avant. Je l'ai entièrement démonté pour le décorer et avoir tout ce qu'il faut au bon endroit », avoue Micka.
Quelle tendance ?
- Aujourd'hui, la tendance barber est plutôt à la baisse. Il faut dire que le boom des années 2015-2020 était significatif.
- « En termes de clientèle c'était du 50/50 avec la coiffure. Aujourd'hui la barbe ne représente que 10% », constate-t-il.
- Les raisons ? « Je pense que nous sommes dans une région où il est difficile d'assumer le regard des autres, on est très vite jugé par l'apparence. Enfin, il y a aussi une question de coût. Entretenir une moustache, c'est accepter de venir une fois par semaine », rappelle-t-il.
- À côté de cela, les solutions pour prendre soin de sa pilosité à domicile ont inondé le marché. En 2024, les rasoirs ont affiché + 4,1 % en volume et les tondeuses + 28,9 %, selon une étude de NielsenIQ-GfK.
- « Mais attention, quand il s'agit d'entretenir une belle barbe longue, vous ne pouvez pas le faire vous-même, il faut un professionnel », assure l'Azuréen qui poursuit donc son rêve américain.
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