Mercredi 16 juillet
La folie des colis perdus 📦
Rédigé par Fabien Pigalle
Les colis vont de 50 grammes à 15 kilos (crédit : Adobe Stock).
Entre aujourd’hui et samedi, aux horaires d’ouverture du centre commercial Nice Lingostière, Tout en colis s’installe avec 5 tonnes de colis perdus.
Le principe
- Tout en colis organise ces ventes à l’aveugle depuis 2024. L’entreprise achète des colis perdus à des transporteurs, à la fin du délai de garde imposé (entre 1 et 3 mois).
- « Les acheteurs ont le droit de tâter, soupeser, et même refuser le colis une fois le prix affiché, mais jamais de les ouvrir », nous explique Kassandra Morel, la cofondatrice de Tout en colis.
Ce qu’on trouve
- Les colis vont de 50 g à 15 kg, au prix unique de 27 € le kg, qu’importe la provenance du paquet. À l’intérieur : des cosmétiques, des vêtements, de l’électronique, des bijoux, du bricolage…
- « On ne fait pas de fausse promesse : le contenu peut être très bien, comme sans intérêt. Mais ça fait partie du jeu. Il ne faut pas s’attendre à tomber sur une tablette nouvelle génération », souligne Kassandra Morel.
- Il y en a pour tous les budgets, à condition donc de ne pas avoir trop d’attentes. « Certains achètent pour les ouvrir en famille ou entre amis », ajoute-t-elle.
Le cadre légal
- Revendre des colis perdus est légal en France à condition qu’ils soient effectivement considérés comme abandonnés ou non réclamés après le délai de garde imposé.
- Au terme de cette période, les colis deviennent la propriété du transporteur ou de l’expéditeur selon les contrats (La Poste, Vinted, Amazon…).
- En parallèle, depuis 2022, la loi anti-gaspillage (AGEC) interdit la destruction des invendus non-alimentaires. Les entreprises sont tenues de les donner, recycler ou revendre.
- Les achats sont réputés sans garantie et il n’existe pas de recours en cas de produit défectueux.
Abonnez-vous gratuitement
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Nice