Mardi 9 septembre
La réussite : le Niçois Delicity et sa livraison plus éthique 🥡
Rédigé par Camille Gho.
Les livreurs sont payés par les restaurateurs (crédit : Délicity).
La plateforme créée à Nice propose une alternative aux géants du secteur en offrant un modèle sans commission pour les restaurateurs et une meilleure rémunération pour les livreurs.
La genèse
- En octobre 2020, Alexandre Aruchumian, Raphaël Pousse et Kevin Favergeaud font un constat : le prix des sushis d’un restaurant qu’ils connaissent bien augmente de 30 % s’ils les commandent sur Deliveroo.
- Ils ont alors l’idée de développer un outil permettant aux restaurateurs de faire appel aux services de livreurs indépendants. Avec un principe, nous précise Alexandre Aruchumian : « On ne cuisine pas et on ne pédale pas, pourquoi on serait payés plus ? »
- Concrètement : le restaurant paye 1 € par commande à livrer, le client a des frais de service entre 1 et 2,90 € et les livreurs sont payés (directement par le restaurateur) 15 à 30 % de plus que chez UberEats ou Deliveroo.
Pourquoi ça marche
- « Notre vraie particularité par rapport aux autres, c’est qu’on se concentre sur les vrais restaurants. On ne relaie pas de dark kitchens (des cuisines sans salle). On cherche à maintenir le lien entre le restaurateur et ses clients », souligne Alexandre Aruchumian.
- Delicity était disponible seulement sur Nice jusqu'à fin 2021. Ils ont rejoint Pau, puis Bordeaux grâce à une levée de fonds. Ils sont désormais implantés dans une vingtaine de villes françaises.
- À l’échelle nationale, entre 2 500 et 3 000 restaurants bénéficient de leur service, dont environ 500 à Nice.
- Certains leur ont même donné l’exclusivité de la livraison – et économisent 5 à 6 000 € par mois. « Mais en général, on recommande tout de même de garder les autres plateformes », précise Alexandre Aruchumian.
Et la suite ?
- Une nouvelle levée de fonds d'1,7 million d'€ leur permettra d’agrandir leur équipe, qui compte pour l’instant 30 personnes, et réfléchir aux prochaines villes à conquérir.
- « On aimerait se développer dans toute la France, puis à travers l’Europe voire même le Brésil, où la livraison commence à arriver », rêve Alexandre Aruchumian, « mais on garde les pieds sur terre, on y va petit à petit ».
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