Mercredi 15 octobre
Le chiffre : 1100 tonnes de vêtements sont récoltés par l'association ABI 06
Rédigé par Fabien Pigalle
Un stock de 65 tonnes de vêtements est à la vente en moyenne chaque année (crédit : Adobe Stock).
C'est la quantité de vêtements récoltés par an par l'association ABI 06. Une nouvelle boutique éphémère ouvre aujourd'hui à Lingostière.
Les grandes lignes
- Créée il y a 30 ans par le Secours catholique, l'association s'occupait de la collecte et de la redistribution de vêtements pour les personnes dans le besoin.
- En plus de cette collecte grâce à 200 conteneurs dans le département, l'association fait travailler entre 50 et 60 personnes à l'année dans une logique de réinsertion par l'emploi.
- La vente à petit prix des vêtements donnés et reconditionnés permet de procéder à un déstockage et de récolter des fonds.
- Plusieurs boutiques sont ouvertes toute l'année (4 à Nice et 1 à Cannes). Le centre de tri, lui, se situe à Contes.
Pourquoi on en parle ?
- « Nous lançons pour la première fois une opération coup de poing avec une présence dès aujourd'hui et jusqu'à la fin de l'année dans le centre commercial Lingostière. Nous avons pu obtenir un espace de vente, une boutique, à un coût très avantageux », résume Marianne Cotillard, directrice d'ABI 06.
- « C'est une démarche solidaire du Groupe Carmila qui gère le site et qui est un soutien important. »
- Un premier essai en juin sur une période de 4 jours avait été concluant. « Nous avons constaté qu'il y avait une véritable demande pour la clientèle de ces grandes surfaces », poursuit-elle.
Le contexte
- « La filière textile a été très durement touchée en France et en Europe avec des directives auprès des recycleurs qui nous empêchent de rediriger les produits que nous ne pouvons remettre en circulation. Il y a une vraie saturation », explique-t-elle.
- Sur les 1100 tonnes récupérées chaque année, 500 tonnes sont triées pour aboutir à près de 65 tonnes de produits en stock de bonne qualité.
- « Il est important pour nous de vendre ce stock afin de financer notre activité et nos missions. Le reste n'est plus pris aussi facilement par les recycleurs et ça nous coûte ! »
- L'avenir appartient pourtant à la seconde main. « Il faudrait imaginer un grand centre de tri matière textile dans le département, afin que cela puisse profiter au plus grand nombre sur le territoire, à d'autres associations, etc. », soumet Marianne Cotillard.
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