Jeudi 12 février
Dînez avec un expert du monde marin 🪸
Rédigé par Fabien Pigalle
Le Laboratoire d’Océanographie de Villefranche est l'un des plus anciens en France, créé en 1882
Les Jeudis de la villa Ephrussi de Rothschild accueillent ce soir Frédéric Gazeau, directeur du Laboratoire d’Océanographie de Villefranche. Ce scientifique participe à ce dîner conférence et vous invite à découvrir les profondeurs.
Le concept
- Les Jeudis de la Villa sont des rendez-vous gastronomiques et culturels intimistes.
- Tous les jeudis, la célèbre Villa Belle époque de Saint-Jean-Cap-Ferrat accueille donc une personnalité du monde scientifique ou culturel pour un temps d'échange privilégié.
- Au cours de ce dîner dont vous pouvez réserver votre place ici, plusieurs thématiques sont abordées.
On écoute qui ?
- Ce soir, Frédéric Gazeau, docteur en biologie marine de l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC) et de l’Université de Liège prendra la parole pour vous sensibiliser aux fonds marins.
- Ce directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) dirige depuis 2024 à Villefranche-sur-Mer, le Laboratoire d’Océanographie, l'un des plus anciens en France, créé en 1882.
- Frédéric Gazeau vous présentera plusieurs paramètres importants à prendre en compte pour évaluer la santé du monde marin. Il mettra en évidence l’absorption de dioxyde de carbone par les océans, mais aussi leur acidification bouleversant la chimie marine.
Pourquoi c'est important ?
- « C'est toujours important de vulgariser et d'expliquer ce que nous faisons, ce que nous constatons scientifiquement. Nous travaillons et observons ce qui se passe sous les mers sans aucune logique mercantile », insiste Frédéric Gazeau.
- « Nous faisons des relevés dans les profondeurs régulièrement, ce qui nous permet d'avoir beaucoup de données sur un temps long, plusieurs dizaines d'années. Nous voyons ainsi les évolutions globales en échappant aux aléas climatiques d'une année sur l'autre », poursuit-il.
- « Le constat est sans appel : par exemple dans la lagune et l'étang de Thau, en 2050, le réchauffement sera trop important pour pouvoir continuer l'activité des moules. La mortalité sera de 100% », assure-t-il.
- Ainsi, la question n'est pas de savoir si la nature s'adaptera à ces changements. « Elle l'a toujours fait », confie-t-il. Mais plutôt si l'homme en sera capable.
- « On pense souvent qu'on étudie l'évolution d'un plancton ou la température de l'eau par souci de cette espèce uniquement. Les gens oublient que ces études sont étroitement liées aux conséquences sur l'homme à court, moyen ou long terme », prévient-il.
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