Mercredi 16 juillet
La question : Que doit-on à la famille Gubernatis ? 🏡
Rédigé par Fabien Pigalle
L'héritage de la famille Gubernatis est toujours visible (crédit : Adobe Stock).
Gubernatis. Les Niçois connaissent cette rue du centre-ville qui relie, de manière perpendiculaire, le boulevard Dubouchage à la coulée verte. Mais qui se cache derrière ce nom et surtout quel héritage laisse-t-il ?
Pourquoi on en parle ?
- Jean-Baptiste de Gubernatis était un notable niçois du XVIIᵉ siècle. Il a été consul de Nice entre 1618 et 1628.
- La famille possédait une propriété sur les hauteurs de Cimiez qui n'était alors qu'une vaste campagne. On s'y affairait aux champs.
- Entre 1670 et 1685, son héritier Jean-Jérôme de Gubernatis décide de construire un palais. Il remplace le corps de ferme par une demeure avec davantage de cachet.
- Il faut bien une maison à la hauteur de son statut d'ambassadeur des Ducs de Savoie.
- Les métayers qui avaient le droit de cultiver la terre sont déplacés... au cœur des vestiges des thermes romains.
Aujourd'hui
- Le Palais Gubernatis n'existe plus. Ou plutôt, il n'existe plus sous son nom actuel puisque la demeure accueille depuis 1963 le musée Matisse.
- En 1823, la famille Gubernatis cédait la propriété à la famille Garin de Cocconato qui modifie l'ensemble.
- La maison est facilement reconnaissable par sa structure à la fois simple et massive. Sa façade ocre délavée est intemporelle. À l'intérieur, ses volumes sont impressionnants.
- Le comte Raymond Garin de Cocconato a favorisé les recherches sur le site antique. Un nouveau quartier de la cité romaine de Cemenelum ne tardait pas être découvert.
- En 1950, la ville rachetait la demeure pour la baptiser : « Villa des Arènes ». Le nom Gubernatis disparaissait alors. Avant de resurgir, au détour d'une rue.
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