Mercredi 10 septembre
Votre avis compte : pour vous, il faut « interdire les bateaux de croisière » 🚢
Rédigé par Fabien Pigalle
137 escales dans la baie de Villefranche sont programmées pour 2027. Il y en avait 70 en 2023 (crédit : Adobe Stock).
La semaine dernière, nous vous avons demandé s'il fallait interdire les bateaux de croisière. Parmi les répondants, vous êtes 62 % à avoir dit oui. Nous avons interpellé Christian Estrosi à ce sujet. Le maire de Nice et président de la métropole a accepté de répondre à nos questions, alors que l'arrêté qu'il avait pris le 9 juillet pour limiter les croisières a été suspendu par le tribunal administratif.
Vos réactions
- Vous avez été nombreux à souhaiter voir l'interdiction de ces navires en raison de leur « pollution ».
- Pour certains d'entre vous, il est important de « limiter, plutôt que d'interdire totalement ».
- Par ailleurs, vous avez été plusieurs à vous inquiéter d'« une perte économique importante pour les petits commerces ».
Ce qu'il en pense
- L'interdiction : « Je ne veux pas interdire toutes les escales. Je veux sélectionner les croisières que nous accueillons sur notre littoral en fonction de la pollution qu’elles génèrent et encadrer les effets nocifs d’un tourisme de masse. Ces activités sont en pleine expansion : en 2023, on comptait 70 escales à Villefranche-sur-Mer... 137 sont programmées pour 2027 ! »
- La pollution : « Je pense à la pollution de l’air liée à ces navires et au ballet de cars de tourisme qui font peser des menaces d’ordre sanitaire, au bruit sous-marin perturbant la biodiversité alors que nous mettons en œuvre des aires pour la protéger, aux collisions avec les mammifères en plein cœur du sanctuaire Pelagos. »
- Les freins : « L’État, par l’intermédiaire du préfet, reste le seul compétent pour exercer les pouvoirs de police portuaire. Mais je ne me satisferai pas du silence de l’État qui doit assumer pleinement ses responsabilités, réguler les flux et les impacts écologiques des escales. »
- L'impact économique : « Je n’ignore pas les inquiétudes de certains commerçants, mais ces retombées sont marginales en comparaison de la dynamique économique que nous générons sur le territoire. Les offres des compagnies sont la plupart du temps « all inclusive » : les croisiéristes dorment et consomment à bord.»
- Les solutions : « J’appelle de mes vœux une solution réglementaire, mais je ne peux pas me contenter d’attendre. J’ai donc fait de l’électrification des quais une priorité. Notre port dispose déjà d’une capacité de branchement pour les yachts, et je souhaite désormais y raccorder toutes les unités, quelle que soit leur taille. Ce travail est engagé. Les études de faisabilité et les études d’impact sur la qualité de l’air sont finalisées, les demandes de subvention ont été déposées et les appels d’offres vont être lancés. »
- Les liaisons vers la Corse : « Elles ne sont pas menacées, mais je souhaite aussi que les ferries puissent se brancher. Je ne confonds pas les liaisons de service public qui sont un moyen de transport indispensable pour les habitants et l’économie régionale, avec les paquebots de loisirs. »
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