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Jeudi 23 octobre

Campagne d'élagage pour les palmiers de la Prom'

Rédigé par Fabien Pigalle
1600 palmiers sont recensés sur la Promenade des Anglais (crédit : Adobe Stock).

Jusqu'à fin novembre, les palmiers de la Promenade des Anglais sont bichonnés dans le cadre d'une campagne d'élagage. L'occasion de revenir sur cet emblème niçois très surveillé.

À l'origine

  • Les palmiers de la Promenade des Anglais ont été introduits à la fin des années 1800 par les hivernants.
  • Ces étrangers fortunés aimaient passer l'hiver dans les hôtels de la Côte d'Azur. Certains étaient propriétaires de villas en bord de mer.
  • Ensemble, ils ont posé les bases d'un sentier, d'une promenade paysagère, grâce à une levée de fonds. Ils ont alors implanté des espèces exotiques comme le palmier.

Pourquoi on en parle ?

  • Tous les 2 ans, la Ville mène une campagne d'élagage des 1 600 palmiers de la Promenade des Anglais.
  • « Entre le pont Napoléon III et le Quai des États-Unis, on compte une dizaine de variétés différentes », explique Romain Betti, directeur des espaces verts de la Ville qui supervise ce chantier.
  • Certains ont plus de 100 ans d'existence. « Ceux qui étaient là à l'origine n'existent plus, la durée de vie des palmiers n'est pas aussi longue », poursuit le spécialiste.
  • « Ce chantier est nécessaire pour des raisons de sécurité. Certaines palmes peuvent tomber sur la chaussée ou sur les passants. Sinon, le palmier est très résistant, cette opération ne répond pas à un besoin sanitaire pour l'espèce », précise-t-il.
  • À ce jour, 834 sujets ont déjà été élagués. Une entreprise est sous-traitée pour un coût de 150 000 euros. Mais les opérations sont toujours supervisées et encadrées par les services de la ville.
  • Chaque plante (le palmier n'est pas un arbre) est répertoriée et numérotée.
  • « Nous avons ainsi une fiche historique sur chaque sujet et il est possible de connaître les opérations qui ont été effectuées par le passé. Cela aide à sa préservation », précise Romain Betti.

Pour aller plus loin

  • Pendant les vacances scolaires, les équipes d'élagage se concentrent sur les travaux dans les écoles.
  • L'avantage du palmier, au-delà de sa faible consommation d'eau et son adaptation, c'est son réseau racinaire unique proche de celui du poireau. Il provoque ainsi aucun dégât sur le mobilier urbain.
  • Autrefois la cible du charançon rouge, le palmier est désormais tiré d'affaire depuis l'apparition d'un traitement efficace biologique en 2018. « Nous appliquons un champignon, le beauveria bassiana qui capture et neutralise l'insecte sans affecter le palmier », précise-t-il.
  • Les déchets broyés de cette opération sont réutilisés et valorisés soit pour la protection des sols, le maraîchage ou encore dans les filières litières. 
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