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Lundi 27 octobre

Promenade au cimetière du Château pour la Toussaint 🪦

Rédigé par Gaelle Belda
Le cimetière compte 2800 tombes et plusieurs personnalités y sont inhumées (crédit : Adobe Stock).

Si on se presse au Père-Lachaise, à Paris, il faut savoir quand même que nous avons ici, en capitale azuréenne, un cimetière qui n’a pas à rougir de son histoire, de son architecture et de la renommée de ses occupants. Direction la colline du Château.

Son histoire

  • Avant 1783, les nobles étaient enterrés dans les chapelles latérales des églises et les autres reposaient dans des fosses communes sous les nefs. Et puis le roi de Sardaigne Victor-Amédée III a décidé qu’il en serait autrement.
  • La citadelle détruite par les troupes de Louis XIV en 1706 avait laissé un vaste espace dégagé sur la colline dominant le port et la baie. Le cimetière y a été installé. Il est réservé aux chrétiens sur sa partie au nord et aux Juifs au sud.
  • En 1845, les autorités sardes autorisent la création d’un espace clos pour les non-catholiques. Protestants et orthodoxes ont pu y être inhumés, jusqu’à l’ouverture de leurs nécropoles en 1864 et 1866. Depuis 1881, le cimetière est multiconfessionnel.

Pourquoi s’y rendre ? 

  • Le site s’étend sur 14 000 m2 avec vue. Il compte 2800 tombes disposées en terrasse et de style néoclassique  - quelques-unes rappellent les sarcophages romains -, ligure, néo-gothique. Huit sépultures ont reçu le Grand prix de Rome.
  • Il est considéré comme l’un des premiers cimetières monumentaux de France même s’il a fallu du temps aux Niçois pour se l’approprier comme élément du patrimoine. À l’entrée, une installation pyramidale rend hommage aux 200 victimes de l’incendie de l’opéra, de 1881.
  • Léon Gambetta, Alexandre Herzen, Joseph-Rosalinde Rancher (écrivain), Antoine Risso (naturaliste), André Verany, Paul Montel, Clément Roassal (artistes), Emil Jellinek, fondateur de Mercedes, Marguerite Duthuit-Matisse, Alfred Van Cleef (joaillier), Gaston Leroux, René Goscinny (Astérix), Georges Lautner (réalisateur). On en passe… ils sont tous inhumés là.
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