Lundi 1 décembre
1er décembre 1962 : Nice crée le service municipal des rapatriés
Rédigé par Fabien Pigalle
Nice a accueilli près de 40 000 personnes rapatriées dès 1962 (crédit : Adobe Stock).
Après les Accords d’Evian, les Villes s’organisent et se structurent pour accueillir les Français d’Afrique-du-Nord. La capitale azuréenne, en particulier, puisque plusieurs dizaines de milliers de personnes y sont débarquées.
Le contexte
- En 1962, c’est la fin du protectorat en Algérie et les Français installés dans les anciens départements ont été contraints de traverser la Méditerranée. Ceux qui étaient au Maroc ou en Tunisie étaient partis plus tôt - dès 1956.
- Près d’un million de Français, originaires d’Algérie, ont ainsi quitté leurs terres, entre 1962 et 1965. Si l’afflux de rapatriés a été conséquent du côté de Marseille, Nice n’a pas été en reste puisqu’elle a accueilli près de 40 000 personnes.
- Le 1er décembre 1962, Jean Médecin, maire de l’époque, crée un service municipal dédié à l’accueil et à l’accompagnement des rapatriés d’Afrique du Nord. Il existe toujours une entité nommée “Maison des rapatriés”, au 16 rue Bavastro.
L’évolution
- Recenser, informer, loger, porter assistance, aider à retrouver un métier, une école, obtenir des aides sociales… Le service a d’abord été une structure purement administrative - un dispositif d’urgence - pour soutenir et suivre les familles.
- Avec le temps, ses missions ont évolué pour basculer en « pôle d’accueil associatif et mémoriel ». Les pieds-noirs et harkis ainsi que leurs familles n’ont jamais cessé de s’y réunir, de communiquer et de transmettre.
- Depuis 2010, la Maison des rapatriés, rue Bavastro, offre aux associations d’organiser des manifestations culturelles, des conférences, des expositions, des salons, etc. Dans un lieu face à la Grande Bleue… et à leurs souvenirs.
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