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Lundi 16 février

Le portrait : Cédric Pignataro, roi du Carnaval

Rédigé par Gaelle Belda.
Licou, l'arrière-grand-père de Cedric Pignataro a fait entrer le Carnaval de Nice dans leurs vies (crédit : Cedric Pignataro).

Il est de ceux que l’on ne présente plus. Et que l’on s’arrache, dès que février sonne. Il est le visage de la 4e génération d’une illustre famille de carnavaliers. Cette année, avec son équipe, il signe 3 grands chars, 6 chars de bataille de fleurs et 67 grosses têtes…

Bio express

C’est à Bon Voyage, route de Turin, que Cédric Pignataro voit le jour, il y a 48 ans. Il a une sœur de 5 ans son aînée, une mère qui travaille dans le magasin familial “Au roi de la fête”. Son père, Jean Pignataro, est employé au service des expéditions de Nice-Matin. « J’ai de bons souvenirs du quartier, j’y ai toujours des amis. Mais mes parents ont trouvé que le climat se dégradait : on a déménagé à Cimiez. » Collège Henri-Matisse, lycée Calmette. « Ce n’était pas un autre monde, c’était juste des codes différents. Ça m’a beaucoup appris. Je pense même que ça me sert aujourd’hui. » C’est Licou, son arrière-grand-père, qui fait entrer le Carnaval de Nice dans leurs vies. Vincent, le grand-père lui succédera. Quand il décède en 1998, Jean prend les rênes et Cédric entre dans la société. « Mon père me garde la place au chaud. Pendant ce temps, j’apprends. » En 2002, le jeune homme est prêt à imposer sa griffe. « Pour ce faire, j’ai tout appris : je voulais notamment casser le phénomène de dépendance lié à un savoir-faire. Pour mettre tout le monde sur le même piédestal, personne ne doit être indispensable. »

Tout un panel

Il voulait donner du rythme, accélérer les process. Ouvrir ses ateliers de St-Roch à d’autres projets. C’est chose faite. « Aujourd’hui, le Carnaval, c’est un temps de créa qui se fait en mai-juin et puis trois mois de travail en amont du lancement. » En dehors de ça, les équipes s’occupent des décors de la place du casino et de l’hôtel de Monte-Carlo, du nouveau “I Love Nice”, de commandes d’artistes de renom, de mariages, de vitrines… « On peut être interprètes pour quelques-uns… mais 80% de ce que nous produisons, c’est nous qui l’imaginons. » Des objets sont d’ailleurs vendus à la Maison de Nice.

Et demain

« Le projet 2026, c’est justement de faire découvrir l’ensemble de nos savoir-faire et donc de mettre une équipe en place pour la partie commerciale, com’, etc. » Le tout, en continuant d’élever Giulia, 8 ans, du mieux qu’il peut. De faire du sport aussi : « Je viens de décrocher ma ceinture noire de Jiu Jitsu brésilien ! » Il enchaîne : « C’était juste un défouloir… mais je me suis pris au jeu. » Le défi, c’est dans le sang. Comme le Carnaval de Nice, « dont il faut absolument parler et dont il faut rester fier, même si on n’y va pas. »

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