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Lundi 9 mars

Ces femmes scientifiques qui font bouger les lignes

Rédigé par Fabien Pigalle
8 femmes scientifiques de l'université Côte d'Azur partagent leurs parcours (crédit : UCA).

L'Université Côte d'Azur et la Ville inaugurent aujourd'hui à 14h une exposition dédiée aux femmes scientifiques.

De quoi s'agit-t-il

  • Créée en 1977 par l’Organisation des Nations unies (ONU), la journée internationale des droits des femmes se déroule le 8 mars.
  • Cette journée permet de rappeler l'importance de lutter au quotidien contre les discriminations et les violences. Elle est aussi l'occasion de mettre en évidence l'évolution des droits communs fondamentaux, notamment en matière d'éducation.
  • C'est dans cette optique qu'une exposition débute aujourd'hui jusqu'au 30 mars sur la place Garibaldi.

On découvre qui ?

  • Pour cette 4e édition de l’exposition "Ces femmes qui font bouger les lignes", 8 portraits de scientifiques qui œuvrent au sein de l'université sont présentés.
  • Ces femmes scientifiques partagent leurs carrières, leurs valeurs, leurs visions et leurs motivations, mais aussi les obstacles qu’elles ont surmontés, leurs projets et les modèles qui les inspirent.
  • Vous retrouverez ainsi les témoignages et parcours de Marie-Christine Chaboissier (ERC - Bio), Lise Arena (SHS, management), Sandra Bosio ( IR en étude mécanique/ inphyni, médaille de Cristal CNRS), Astrid Lamberts (astro), Océane Tournière (post-doc) prix l’Oréal-Unesco (bio), Antitza Dantcheva (IA), Lydie Dussol (Paleoarcheo, CEPAM) et Simona Rota Nodari (Maths, LJAD). 

Quel esprit ?

  • « Les femmes scientifiques sont sous-représentées et c'est encore plus le cas dans les spécialités mathématiques », constate la professeure d'université Simona Rota Nodari dont ses travaux portent sur les mathématiques et leurs interactions.
  • « C'est donc important de participer à ces initiatives pour susciter des vocations. Je n'avais pas de modèles féminins, mais j'ai eu la chance d'avoir eu des parents, pas du tout scientifiques, qui m'ont encouragé à faire des études dans ce que j'aimais. Ce soutien a été plus fort que tout. »
  • « Aujourd'hui, nous voyons que le regard a changé. On comprend enfin que l'absence de femmes dans certaines filières n'est pas dû à un manque de compétence, mais plutôt à une influence sociale sur les choix. Parfois les femmes elles-mêmes se freinent. Mais nous sentons un changement encourageant. »
  • « Je travaille sur des modèles mathématiques pour décrire des phénomènes physiques et systèmes quantiques. Sur la partie dérivation du modèle mathématique. Il n'est pas nécessaire d'être compris des autres si vos travaux sont très pointus. Le plus grand des soutiens, ça reste la bienveillance de l'entourage. À partir de là, tout est possible. »
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