Mercredi 20 mai
Le saviez-vous : Le château de l'Anglais s'inspire... de l'architecture asiatique
Rédigé par Gaelle Belda.
En 1857 les travaux de la bâtisse que l’on appelle communément “Le château de l’Anglais” démarrent (crédit : Adobe Stock).
On ne peut pas le rater. Quand on regarde la Promenade des Anglais, en direction de la colline du Château, nos yeux s’accrochent immanquablement à la façade rose du Château de l’Anglais… à l’architecture totalement atypique. Mais quelle est son histoire ?
De quoi parle-t-on ?
- C’est sur un terrain de 22 000 m², appartenant jusqu’alors à la Ville de Nice, qu’en 1857 les travaux de la bâtisse que l’on appelle communément “Le château de l’Anglais” démarrent. D’abord par la rotonde. En 1858, on attaque la suite.
- Robert Smith - ex-colonel dans le génie de l'armée britannique, topographe et archéologue - s’était entiché du Cap de Nice, alors qu’il était à la retraite. Il décide d’y poser ses valises, avec son épouse, après des années en Asie.
- Ce sont ses voyages qui, justement, ont inspiré le projet - la “Folie Smith” - achevé en 1962. Son architecture rappelle les constructions néo-mogholes. Les parapets entre les créneaux du château seraient inspirés du Fort-Rouge de Delhi qu’il avait lui-même restauré.
- Le propriétaire aimait le calme et la solitude. Il lisait - il y avait plusieurs bibliothèques - peignait une frise historique et recevait quelques amis intimes. On était loin de l’époque du comte Melchior Gurowski de Wczele (consul d’Autriche-Hongrie), qui rachète la propriété en 1875.
D’hier à aujourd’hui
- Ce dernier entreprend des travaux - galerie à arcades au 1er étage, ailes latérales plus longues, nouvel étage de part et d'autre de la tour centrale - et fait du site un lieu de fête. Près de 500 personnes pouvaient être reçues dans la salle “de spectacle”.
- En 1926, une société immobilière rachète et morcelle le parc en lotissements. Le château en appartements. Pendant la guerre, on y installe des hospices militaires, puis un restaurant de luxe en 1945. En 2000, on le classe Monument historique.
- Enfin, depuis 2023 des particuliers ont pris la main et font appel à Joe Aoun. Les façades ont notamment retrouvé leur ocre rouge et il est prévu de remplacer une villa des années 50 qui gêne la rotonde par une autre, contemporaine et plus en retrait.
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