L'entretien : « C'est ma rencontre avec Brigitte Bardot qui m'a fait ouvrir les yeux »
Il y a des promenades avec son chien qu'on attend plus que d'autres. Henry-Jean Servat va réunir près de 2000 chiens pour la 5e édition de la grande marche des animaux, ce dimanche, sur la Promenade des Anglais au départ de Rauba Capeu (9h30). L'adjoint délégué au bien-être animal et au patrimoine cinématographique a accepté de revenir sur les racines de son engagement.
Quel a été le déclic de votre engagement ?
« J'ai toujours aimé les animaux. Je suis né à Montpellier et mes parents ont toujours eu des animaux, des chats, des chiens, des chevaux. Mais je suis devenu inconsciemment un peu jeune con. Je mangeais de la viande, je portais des fourrures. C'est ma rencontre avec Brigitte Bardot qui m'a fait ouvrir les yeux. J'étais venu l'interviewer pour Paris Match. Je l'admirais beaucoup et je buvais ses paroles. Elle m'a fait prendre conscience que les animaux étaient malheureux de l'homme. Non seulement elle le disait, mais elle joignait les actes à sa parole pour faire bouger les choses. Cela a complètement changé ma vie. Il faut aller au bout de ses convictions, comme par exemple ne plus manger de viande. Avec Brigitte, on a sauvé des chevaux qui allaient être égorgés dans des abattoirs parisiens, etc. Depuis, je suis devenu végétarien et j'ai arrêté toutes mes conneries. Nous avons sauvé beaucoup d'animaux. Cet engagement est aussi une question de santé publique. »
Vous placez les animaux au-dessus de tout ?
« Vous savez, on a souvent voulu me coller des étiquettes politiques, mais c'est impossible. J'ai milité contre l'abattage rituel avec le RN et lutter contre la corrida avec LFI. Je n'ai pas de parti. Pour moi, les animaux passent avant tout. Mais je ne suis pas un dictateur. Je ne demande pas à ce que tout le monde aime les animaux. Je respecte. Mais si ce n'est pas le cas, il faut juste leur foutre la paix et ne pas leur faire de mal. Ce n'est pas bien compliqué, vous ne trouvez pas ? Il y a encore trop d'animaux qui sont en vente. Beaucoup trop d'élevages et cela favorise l'abandon. Il faudrait réduire tout cela. Je n'ai jamais acheté un animal. Il faut privilégier l'adoption. »
Comment avez-vous pensé à la marche des animaux ?
« Je voulais un événement convivial où les animaux sont sur le devant de la scène. Ce sont les chiens qui tirent leur maître et pas l'inverse. Une marche joyeuse et triomphale. En France, Nice est dans le Top 3 des villes de plus de 100 000 habitants où il fait bon vivre avec son chien. Les restaurateurs et les hôtels font attention aux animaux en leur apportant une grande attention. Nous avons à Nice 3 plages et bientôt 4 accessibles avec son animal. Les animaux apportent tellement à l'homme qu'il faut savoir leur rendre aussi. J'invite les entreprises à accepter aussi les animaux sur le lieu de travail. Cela apporte un bien-être et une ambiance positive évidente. Nous le faisons à la mairie déjà. Les animaux nous connectent aux autres. Voilà aussi pourquoi avant cette marche, tout le monde se rassemble un peu avant pour échanger, discuter et partager ses bons plans. On a eu des chiens, mais aussi des lamas, des chevaux. C'est une belle et grande fête ».
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