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Mercredi 27 mai

La question : qui était l’amiral Infernet ?

Rédigé par Gaelle Belda.
L'amiral a donné son nom à un quai du port de Nice (crédit : Adobe Stock).

Quand on se donne rendez-vous au port, que ce soit quai Lunel ou Infernet, on se pose davantage la question du choix du restaurant ou du petit bar où l’on va pouvoir passer un joli moment que celle de l’homme derrière le nom. Et pourtant. 

De qui parle-t-on ?

  • Le quai Amiral-Infernet - ou “de l’amiral Infernet” - est une voie du port Lympia, à Nice, qui longe le bassin des Amiraux, à deux pas du Vieux-Nice et de la colline du Château. Aujourd’hui, elle accueille notamment le centre des Congrès Océanice.
  • Louis-Antoine-Cyprien Infernet est né le 11 juillet 1756, à Nice. Son acte de baptême a été rédigé en italien, à la paroisse Sainte-Réparate. À l’époque la ville était une possession génoise. Un peu plus tard, il partira vivre à Toulon, avec sa famille.
  • Il ne marchera pas dans les pas de son père chirurgien, il choisira de s'enrôler très tôt dans la marine royale.
  • Alors qu’il est mousse, donc, il part à la guerre d’indépendance outre atlantique sous les ordres de l’amiral de Grasse. Plus tard il sera pilote et officier dans la marine de commerce.

Un parcours atypique

  • De mousse, il passe “enseigne de vaisseau” en 1792 - premier grade d'officier dans la marine française, l'équivalent de sous-lieutenant dans l'armée de terre. C’est le bas de l’échelle, mais c’est remarquable étant donné son peu d’instruction. En 1795, il est capitaine.
  • Il est de tous les combats et s’illustre notamment à Trafalgar (1805), alors qu’il commande L'Intrépide. Avec un autre navire, il a été le dernier à tenir tête aux Anglais. Il devait se rendre. Il a refusé… « Jamai de la vida ! Lou miéu batéu es pintat de nóu ! » aurait-il répondu.
  • L’équipage britannique qui l’a recueilli, l’a traité avec respect pour cet acte de bravoure. Napoléon a aussi salué son courage et l’a nommé commandeur de la Légion d’honneur.
  • Infernet a pris sa retraite en 1814 avec le grade de contre-amiral, un an avant sa mort, à Toulon.
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