Jeudi 4 juin
Bientôt un livre bleu pour préserver l'irrigation traditionnelle
Rédigé par Fabien Pigalle
Le canal de la Vésubie à Saint-Blaise (crédit : Saint-Blaise).
Aujourd'hui dans les locaux de l’Institut Méditerranéen du Risque, de l’Environnement et du Développement Durable (Imredd) acteurs associatifs engagés, chercheurs de l'université et experts se rassemblent pour évoquer l'histoire de l'irrigation dans nos vallées. Vous pouvez y assister.
Qui ?
- Les étudiants du master Hydroptotech de l'Université Côte d'Azur et Mirjam Neu de l'association La route des canaux organisent une grande journée autour de l'irrigation traditionnelle de 9h à 17h.
- Une plongée dans l'histoire qui permet de mieux comprendre les raisons des systèmes d'irrigation et d'envisager leur usage contemporain.
- Vous pouvez venir assister à ces tables rondes et ateliers qui ont pour objectif d'édifier ensuite un livre blanc. « Les conclusions collectives de cette journée seront intégrées dans une production unique, le Livre bleu “Co-construction des savoirs : une réponse à la quête de sens de l’irrigation traditionnelle face aux changements globaux du 21e siècle”», explique Mirjam Neu.
- Cette initiative est encadrée par la Chaire de l'eau. Cette dernière est portée par l’Imredd et l’Université Côte d’Azur et les institutions départementales.
- « La Chaire est un pont entre le monde académique, les collectivités territoriales et les acteurs économiques. C'est un triptyque d'intelligence collective efficace : la recherche, le terrain et l'innovation », résume Isabelle La Jeunesse, géographe et coordinatrice de la Chaire de l'Eau fondée en juin 2024.
Quel est le sujet ?
- La pratique de l’irrigation traditionnelle a permis aux habitants du Moyen et Haut-Pays d’adapter leur territoire pour y vivre.
- « Aujourd'hui, une vision transversale des savoirs va permettre de créer à moyen terme un projet de territoire », explique Mirjam Neu.
- « Pour que le sujet de l'eau soit entendu, il n'y a rien de mieux qu'une sécheresse afin de marquer les esprits et faire avancer les projets, regrette presque Isabelle La Jeunesse. Aujourd'hui, le but est de rassembler des connaissances scientifiques afin d'aider à la prise de décision et la mise en place de politiques publiques »
- « L'apport du scientifique est très important dans ces questions puisqu'il offre une connaissance objective dénuée d'intérêt personnel », insiste-t-elle.
- Vous pouvez venir écouter les différents experts en vous inscrivant ici (ou par mail : [email protected]).
Le contexte
- Le Préfet Laurent Hottiaux a placé l’ensemble du département au stade de vigilance sécheresse depuis le 1er juin. Aucune restriction n'a encore été actée.
- « Le niveau de baisse de certains cours d’eau et d’une majorité de nappes phréatiques du département a 2 mois d’avance par rapport au niveau observé à mai 2025. Les services de l’État lancent un appel à la mobilisation collective de tous les maralpins pour préserver la ressource en eau » a déclaré la préfecture.
- Un déficit pluviométrique de près de 87% et 70% des nappes surveillées sont en dessous des normales saisonnières.
- Vous pouvez retrouver les éco-gestes à adopter, ainsi qu'un état des lieux des cours d'eau ici.
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