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Lundi 8 septembre

Le portrait : Domenico Favasuli, de la brasserie à la scène 🍺

Rédigé par Gaelle Belda
Ce passionné de cinéma a repris la brasserie familiale (crédit : Domenico Favasuli).

On dit de lui qu’il est « un personnage ». Ça le fait rire. Le jeune homme de presque 29 ans a, en effet, une gouaille qui ne laisse pas indifférent. Coup de projecteur sur un Niçois gérant de la Brasserie Borriglione… et acteur.

Bio express

Son père, Antonino - alias Toto - a rejoint l’équipe de la Brasserie Borriglione à peine débarqué d’Italie. C’est son frère qui l’a créé, en même temps que d’autres échoppes niçoises. “Toto” finit par gérer la Brasserie et Domenico Favasuli y fait ses premières armes. En tant qu’observateur passionné, à l’oreille aiguisée. Il y a affûté sa personnalité, son esprit. « Pour moi, c’était une grande maison de campagne où tout le monde venait, se connaissait. Je savais tout de leurs petites histoires. Je passais plus de temps ici que chez moi. J’adorais ça. » Sa mère, Italienne également, est enseignante à Vintimille. Il a un aîné, aujourd’hui âgé de 35 ans et qui vit en Italie. Et des sœurs jumelles de 20 ans. Très tôt, il donne des coups de main à la brasserie. Avant de prendre la main, des années plus loin. Entre-temps Domenico Favasuli s’est échappé pour étudier. Com et marketing… puis cours Florent, à Paris.

La scène

Vivre au cœur d’une brasserie, c’est comme être tous les jours au théâtre. Domenico a adoré en être spectateur… tout en rêvant de devenir acteur. « J’ai obtenu une licence, je me suis mis en sécurité côté diplômes. C’est là que j’ai annoncé à mes parents que je voulais intégrer le cours Florent. Je suis parti 5 ans. » Il commence à jouer au théâtre, à tourner dans des séries tv et à faire quelques apparitions au cinéma. Et puis, l’appel du Sud… de la brasserie. « Je suis revenu gérer l’entreprise, mais pas contraint et forcé ! Mon père a pris sa retraite, j’ai pris le relai mais sans renoncer à ce que j’aime. Je continue de jouer et je me suis même lancé dans le stand-up. » On lui a dit qu’il serait “impossible” de tout faire. Il n’en fallait pas moins pour qu’il s'agrippe furieusement à ses rêves.

Et demain

Samedi, il jouait le carabinier italien, pour un film. Très régulièrement, il monte sur les planches du Bobar Comédie Club, quand il n’organise pas une soirée stand-up à la maison du boulevard Borriglione. « Il y a beaucoup d’affect avec la brasserie et ça a été une belle école : je n’ai peur de rien, ni du bruit, ni du monde, ni de la pression. » Il rit. « J’ai beaucoup d’énergie et j’ai plein d'idées. Comme la création de courts-métrages et autres… » À suivre.

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