Le portrait : Lola Perd gagne à être connue
Si elle vient tout juste d’intégrer une agence d’influence niçoise, ce n’est pas pour son joli minois mais pour son art de la “bike life”. Roue avant levée et mains en l’air, la jeune femme régale les réseaux sociaux de ses folles cascades.
Bio express
Elle a beau être née du côté de la Corniche Fleurie, à Nice, ce n’est pas en dévalant la colline que Lola Perd, 22 ans, s’est initiée au vélo. Son truc, c’était plutôt le piano. « À l’oreille, comme tout ce que je fais : en mode autodidacte ! » Un peu plus tard, elle s’entiche de gants de boxe. Elle explore. Sa mère est concierge - « Avant qu’elle reprenne ses études pour devenir archi d’intérieur » - son beau-père est paysagiste et ses sœurs… studieuses. Son petit frère a 4 ans, un peu tôt pour pour savoir s’il va préférer l’école aux cabrioles. « Moi, j’ai su très tôt que ce n’était pas mon truc : au collège, c’était compliqué et au lycée, je n’allais quasi pas en cours… Je ne me suis pas présentée au bac. » Elle nourrit pourtant des ambitions, se passionne pour plein de domaines. « Seulement, je ne tiens pas en place ! » Son aventure avec le vélo démarre sur le tard. Pendant la pandémie. Une copine fait du Bmx et « lève un peu la roue ». Elle essaie. Même pas peur des gamelles. Coup de cœur.
Mains en l’air
« J’ai su tout de suite que je ne lâcherai plus et que je ne roulerais pas sur deux roues ! Plus qu’une passion, c’est devenu une obsession ! » La première vidéo qu’elle poste, « pour le plaisir », fait 1 300 000 vues. On est en février 2022. « Elle est a 1 900 000 vues aujourd’hui mais, surtout, toutes les vidéos que j’ai posté ensuite faisaient des millions de vues aussi. » Si elle a toujours été convaincue qu’elle ferait d’une passion son métier, elle n’imaginait pas que ce serait par les réseaux. « À 10 000 followers, tu commences à te faire pas mal insulter. À 20 000 certains potes ne te parlent plus et ainsi de suite. » Mais elle ne « retournera pas en cuisine » pour autant - paraît que c’est « la place des femmes » -, non, elle s’accroche. Elle s’est même mise à la moto. « C’est la même chose avec un moteur finalement. » Les sponsors la suivent. Les propositions de collab avec des influenceurs - de renom -, de participation à des événements aussi… Lola Perd se met à rêver grand. Pourquoi pas le cinéma ?
Et demain ?
« Dès que c’est jouable, je pars faire des vidéos ailleurs. Les followers aiment. Là j’étais à Marseille et bientôt j’irai dans les Vosges, à Genève. » C’est une ode à la bike life et un message fort : « Il est important pour moi d’être visible pour prouver aux femmes qu’elles peuvent y aller ! Je sais qu’elles ont souvent plus peur du regard des autres que de tomber. » D’ailleurs, en février ou mars, Lola Perd ira plus loin : « Je veux reprendre la boxe anglaise et faire mon premier ring dans 6 mois. Je veux gagner ! Ensuite, je viserai le championnat de France ! » Mais sans jamais arrêter le vélo. Bien entendu. Et quoi qu’en pensent les haters.
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