Le portrait : Marie Gamard rayonne à Crémat ️
Certains font la pluie et le beau temps mais au Château de Crémat, Marie Gamard est principalement responsable de l’ensoleillement. Elle est aussi la maman de Jun, né avec une malformation cardiaque, ce qui l’a décidée à s'engager auprès de Petit cœur de beurre.
Bio express
Elle a 36 ans, un type méditerranéen dont on jurerait qu’il est Made in Nice. Mais pas du tout. Marie Gamard est parisienne, fraîchement débarquée de la capitale il y a 4 ans. « J’ai grandi avec ma grande sœur et nos parents qui travaillaient dans le social. » Petite, elle sent déjà que son truc, c’est l’humain et la communication. « Je m’oriente en école de commerce, de façon assez classique. Mais la com’ n’est jamais très loin du marketing… Une fois dans la vie pro, naturellement, je glisse vers ça. » Elle entame une carrière chez EDF puis chez Total Energies. « Mon mari est chef mais il a, un jour, l’opportunité d’intégrer un nouveau grand hôtel à Nice. Pour moi, le Sud, c’était un peu le rêve inaccessible… » Elle n’avait jamais mis les pieds ici mais après 6h de train, elle rencontre le port de Nice. Coup de cœur. La première visite d’appart est la bonne. « Moi qui me pose toujours mille questions… pas cette fois. »
La vie de Château
« Dans mon domaine d’activité les places sont chères, mais le propriétaire du Château m’a contactée via les réseaux. » On lui demande de travailler sur la notoriété du domaine, l’événementiel. « L’idée c’est de ne pas désacraliser le site, mais de le démocratiser. » Elle imagine toute une série d’événements magiques, reprend la galerie d’art, étoffe son équipe… Y compris depuis la “salle des familles” de l’hôpital La Timone où elle passe un temps infini. « 6 mois après le début de ma grossesse, on me dit que le bébé a une malformation cardiaque. » Le suivi est lourd, l’accouchement plus qu’encadré. Jun est opéré à 3 jours, 9 mois, 2 ans. Il est suivi quotidiennement. « C’est un cauchemar que je ne souhaite à personne. On doit apprendre à vivre au jour le jour, à accepter d’avoir beaucoup de questions, mais jamais de réponses. » Le propriétaire du Château et les équipes la soutiennent. Elle ne lâche rien. « Ce boulot, c’est aussi une thérapie. Il est essentiel de penser à autre chose qu’à la maladie. »
Une nouvelle mission
Pendant 2 ans, elle « ne veut pas entendre parler de l’asso Petit coeur de beurre ». « Je restais dans mon coin, mais quand j’ai commencé à parler de la cardiopathie congénitale de Jun sur insta, j’ai reçu une telle vague de messages de mamans que je ne pouvais pas ne pas réagir. » Avec tout ce qu’elle a déjà traversé, elle sait maintenant qu’elle peut aider. « Cette année, je deviens le relai de l’asso, entre Nice, Cannes et Monaco. » Elle écoute, accompagne. Elle va même organiser un événement au château, en avril…
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