Le portrait : Ruben Chiajese, bien dans ses baskets
Transformer son quotidien ne se fait pas du jour au lendemain. C’est bien connu. Il faut avancer pas à pas. Ruben Chiajese, lui, s’est mis à courir. Forcément, tout est allé plus vite…
Bio express
« On dit souvent que je suis Laurentin, mais non : je suis Niçois ! » S’il a un appart de l’autre côté du Var, ses racines et son cœur sont bel et bien en capitale azuréenne. Depuis 26 ans. « J’ai une sœur de 21 ans, des parents fonctionnaires et une scolarité classique. » Tous les week-ends néanmoins, en saison, il fait du ski. La faute à son papa cycliste - « Il faisait de la compétition » - mais raide dingue de sports de glisse. « Avec ma sœur, on a un super niveau, c’est sûr ! » Ruben Chiajese développe son goût pour le grand air et la nature. Mais il aime aussi dessiner, se raconter des histoires, filmer… C’est un créatif. « Je suis pas mal dans ma bulle. » Et c’est d’abord cet aspect-là de sa personnalité qu’il développe. Il devient concepteur paysagiste, après un BTS à Antibes et une licence pro en alternance à Carpentras. En parallèle, il multiplie les productions audiovisuelles. Il finit par créer sa boîte de prod'. C’était il y a 5 ans. Il ne fait pas vraiment de sport mais il accroche avec l’eFoil. Il est super actif sur les réseaux, il a des sponsors, il part en Norvège, au Népal - « Ici, je découvre mon goût du trek. » -, au pied de l’Everest… Grands espaces et dépassement de soi : tous les ingrédients sont là.
Nouveau déclic
Depuis 3 ans, il vit de l’audiovisuel, il se régale. Il se dédie à sa boîte. Et puis, il y a 2 ans, le jeune homme quitte le nid. Il est amoureux. Il est temps. Et puis, tout bascule. Il a du mal à encaisser le coup. Il cherche des solutions. Cette fois, il chausse les baskets et gagne le bitume. Les chemins rocailleux. De terre. Bref, il se lance dans le trail. « Si on m’avait dit, il y a un an, que je ferais des courses pareilles et que j’intégrerai cette activité sportive à mon emploi du temps pro, à raison de 3 ou 4 sorties par semaine… » Il y a peu, il parcourait le GR20. Il s’est préparé en secret. « Pas facile de ne rien dire pendant 8 mois, mais j’avais besoin de le faire seul, de partir seul, de filmer, de tout documenter… » Ruben Chiajese a l’art de créer du liant entre toutes ses passions : il travaille sur un docu de 52mn.
Et ensuite ?
En avril, direction le marathon de Paris. En 2027, pourquoi pas l’UTMB du Mont-Blanc. « Un peu le graal… » Plus rien ne l’arrête. Entre-temps, il aura sorti son doc “surprise”. « Je ferai une avant-première et j’espère qu’il ira dans les salles de cinéma, sur les plateformes de streaming. » Porté par sa communauté - 102k sur Insta -, Ruben Chiajese est inarrêtable. « Je ne reçois que des encouragements, certains se sont mis à courir en me voyant, ils disent que je suis super inspirant. Fou, mais inspirant. » Il rit. Ça fait aussi partie de sa philosophie.
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