Le portrait : Yann Muller, retour vers le futur !
Si on vit dans une grotte, évidemment, son nom ne nous dit rien. Autrement, on a tous - au moins une fois - entendu parler de “l’homme au chapeau”. Celui qui ambiance le dance-floor avec des titres d’un temps que les moins de 20 ans…
Bio express
C’est à La Gaude que Yann Muller, 35 ans, a grandi. « À la campagne, dans un environnement très doux, très familial », précise-t-il. Il a un « grand frère », de 2 ans son aîné, sa mère est laborantine, son père grossiste en viande. Ils sont originaires de Metz. « Gamin, je rêvais d’une carrière dans le sport. » Le parc des Princes ou Roland-Garros : son cœur balance. « Je n’étais pas assez doué… », laisse-t-il tomber. À la maison, sa mère joue du piano mais, surtout, elle écoute des CD… Johnny Hallyday, Aznavour, France Gall. « Ado, je découvrais des logiciels, l’informatique, j’adorais. J’ai commencé à mixer les musiques de mes parents. » À 18 ans, il sort à Nice avec les copains dans un bar où le DJ patine avec ses platines. « On sympathise avec la patronne : elle me met au défi de proposer quelque chose de mieux et de le remplacer… Alors j’ai bossé. Et j’ai commencé à mixer là-bas. »
Un nom… et un look
« Petit à petit, je me fais un nom. » Il gagne sa vie en faisant danser les foules sur des airs des années 70. « Puis j’ai l'opportunité de partir à Los Angeles, grâce à un Cannois qui y ouvrait un lieu. J’ai 25 ans et je découvre une mentalité différente. Là-bas, qu’importe le bouche-à-oreille : on te fait jouer si tu défends ta propre musique. Tes morceaux. » Yann Muller travaille. Ce qu’il crée, il le poste sur les réseaux. Sa communauté s’étoffe. « Les gens téléchargent, des Dj jouent mes sons… » Quatre ans après, il est de retour sur la Côte d’Azur. « C’est la Covid, je me retrouve enfermé. Alors, tous les jours, je produis. » Il est repéré pour être le DJ résident d’un club à St-Tropez. « J’avais déjà un look très californien mais, là-bas, je commence à porter le chapeau. » Ça devient son signe distinctif. Il est le DJ au chapeau. « Un jour, malgré le confort que ça m’offrait, je pars. Je me lance solo… »
Challenge
Petit, il rêvait de stades de foot, de rugby, de terrains en terre battue… Aujourd’hui, il est invité à y mixer. Il y rencontre des gens dont il admire le parcours, dans des lieux magiques. L’an dernier, il était en tournée, partout en France. « J’aime les lieux à taille humaine, la proximité qu’offre un rooftop, un restau, une plage… Je fais aussi pas mal de caritatif. Mais le challenge 2026, ce sont les grosses scènes et festivals. » La demande est pressante, les dates sont posées. « Ma musique est joyeuse, familiale. Elle décomplexe… » Dernière date de sa tournée : le 27 septembre à La Cigale (Paris). Et en préparation : un album qu’il enregistre avec les artistes originaux. Nicoletta, Jean-Jacques Lafon, David et Jonathan…
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